Des administrations françaises cibles de plusieurs cyberattaques dans notre région

Rentrée scolaire : l’OCOI appelle à la vigilance face à la vague de piratages

17 août

À quelques jours de la rentrée scolaire, l’Observatoire de la Cybersécurité de l’Océan Indien (OCOI) appelle les parents, élèves, étudiants, personnels de l’éducation et, plus largement, tous les usagers des services publics à la plus grande vigilance. Plusieurs cyberattaques ont en effet touché ces dernières semaines des administrations françaises dont les services sont largement utilisés dans l’océan Indien.

Le secteur de l’éducation apparaît particulièrement exposé. Mi-août, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), qui gère notamment les établissements français à Madagascar, Maurice, aux Comores et aux Seychelles, a confirmé une intrusion dans son réseau interne. Plus de 30 000 personnes seraient concernées par la fuite de noms, fonctions, adresses électroniques professionnelles et établissements de rattachement.

L’Éducation nationale a également subi plusieurs incidents. En avril, une fuite concernant ÉduConnect aurait touché 3,5 millions d’élèves en France. À La Réunion, le rectorat a engagé des actions de sensibilisation sans pouvoir préciser combien d’élèves sont concernés. En mars, deux autres incidents avaient exposé les données de centaines de milliers d’enseignants, personnels stagiaires et étudiants.

Les services publics du quotidien ne sont pas épargnés. Mi-août, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a confirmé un accès frauduleux à des données de contribuables et d’entreprises : identité, adresse et informations fiscales. Le 11 août, Santé publique France a également signalé le piratage d’une plateforme, avec l’exposition des coordonnées d’environ 80 000 personnes.

Pour l’OCOI, le risque réside surtout dans le croisement de ces informations. Une même personne peut apparaître dans plusieurs fichiers piratés : données fiscales, coordonnées personnelles ou informations liées à la scolarité d’un enfant. Ces données permettent de construire des arnaques beaucoup plus crédibles : faux SMS de l’école, fausses démarches de rentrée, demandes frauduleuses liées aux bourses, à la cantine ou aux impôts.

L’OCOI recommande donc de ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS ou courriel sans en vérifier l’origine, ni de communiquer mots de passe, pièces d’identité ou coordonnées bancaires. Il conseille également de renouveler les mots de passe ÉduConnect ou Pronote et d’activer la double authentification lorsqu’elle est disponible.

En cas de doute, mieux vaut contacter directement l’organisme concerné par ses canaux officiels et signaler les tentatives frauduleuses sur les plateformes dédiées.

À l’heure où les données personnelles deviennent une véritable matière première pour les cybercriminels, la vigilance de chacun constitue désormais une première ligne de défense.

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