Un triple anniversaire de portée mondiale
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Investir dans la jeunesse de notre continent
29 août 2025, par

À l’occasion de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), la Banque africaine de développement (BAD) a réaffirmé son engagement à soutenir les universités africaines en tant que véritables pôles d’innovation et d’entrepreneuriat.
Lors d’un symposium organisé le 23 août à l’université de Tokyo, en partenariat avec l’université de Pretoria, Nnenna Nwabufo, vice-présidente du Groupe de la BAD, a souligné que « les universités sont des alliées essentielles, non seulement comme centres d’apprentissage, mais aussi comme catalyseurs de transformation sociale et économique ». Selon elle, l’avenir du continent repose sur des établissements « forts et autonomes, capables d’attirer financements publics, capitaux privés et investissements en capital-risque ».
Le symposium, intitulé « Du campus à la communauté : collaboration universitaire entre l’Afrique et le Japon pour un changement concret », a réuni universitaires et responsables institutionnels. Teruo Fujii, président de l’université de Tokyo, et Francis Petersen, vice-chancelier de Pretoria, ont insisté sur la valeur de la diversité et de l’innovation dans la coopération académique. Deux tables rondes ont permis d’approfondir le rôle des universités dans la promotion de l’entrepreneuriat, notamment pour une jeunesse africaine dont la démographie appelle des solutions urgentes en matière de formation et d’emploi.
La BAD a présenté cinq axes d’action : intégrer les universités dans ses programmes d’investissement, financer les écosystèmes d’innovation, renforcer les partenariats avec les industries, développer des pôles technologiques et faciliter le partage des connaissances. L’exemple phare reste la Japan Africa Dream Scholarship, programme conjoint de la BAD et du gouvernement japonais, lancé en 2017. À ce jour, 41 étudiants africains ont bénéficié de cette bourse pour des études de master dans l’énergie, la santé, l’agriculture, l’ingénierie ou l’environnement.
Témoignant de son impact, la Ghanéenne Mary Yeboah Asantewaa, ancienne boursière, a expliqué comment cette opportunité lui avait permis de rejoindre un projet utilisant des drones pour combattre le paludisme. « Les stagiaires africains d’aujourd’hui deviendront les leaders de demain », a conclu Mme Nwabufo, saluant le rôle moteur du partenariat entre universités africaines et japonaises.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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