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Réforme des rythmes scolaires
22 janvier 2013

Dans un communiqué, la CGTR-Éduc’action s’oppose au projet de décret d’aménagement du temps scolaire, estimant que cela rendra surtout les conditions de vie des enseignants plus difficiles.
Le projet de décret relatif à l’aménagement du temps scolaire est maintenant connu. Il n’y a pas grand-chose de plus par rapport à ce que la CGTR-Éduc’action avait déjà annoncé. Seul réel rajout, le terme "pédagogique". Jusqu’à présent, si les Conseils d’école étaient saisis de l’organisation du temps périscolaire et consultés sur le projet d’école, à aucun moment ils n’avaient été décisionnaires sur le plan pédagogique... L’introduction du terme peut paraître anodine, mais c’est un coin enfoncé dans le principe que la pédagogie relève des enseignants et de leur hiérarchie. Cela montre un mépris certain des enseignants...
Que dit le projet de décret ?
- 24h d’enseignement (en classe entière) sur 9 demi-journées : lundi, mardi, jeudi, vendredi et mercredi matin, avec la possibilité du choix du samedi matin par dérogation...
- Des journées (lundi, mardi, jeudi, vendredi) ne pouvant excéder plus de 5h30 (sur les activités relevant des 24h d’enseignement).
- Des demi-journées ne pouvant excéder 3h30 (sur les activités relevant des 24h d’enseignement).
- Une pause méridienne minimum de 1h30 (mais pas de maximum fixé avec le risque de voir cette pause méridienne rallongée par les mairies qui ont, à ce moment-là, du personnel disponible).
Quelles conséquences réelles ?
Le projet de décret ne dit rien sur le temps de service des enseignants qui vont voir leurs conditions de travail se dégrader !
Pour les enfants, cela ne va pas vraiment changer leur quotidien. Pour celles et ceux qui avaient une vraie coupure le mercredi, cela va aggraver leurs conditions de vie. Pour celles et ceux qui fréquentaient les centres aérés sous diverses formes, ils prendront leur cartable en plus de leur sac à dos pour les mêmes centres aérés qu’ils fréquenteront le mercredi après-midi !
Des journées réellement plus courtes ? Si dans l’absolu, on ne pouvait qu’y adhérer, ce que propose le gouvernement ne règle en rien le problème du rythme de l’enfant. Ce problème ne peut être résolu par une simple réforme des rythmes scolaires.
Reste le vrai problème des 24h pour faire des programmes délirants et encore alourdis depuis 2008, qui contraint les enseignants à mettre de côté les activités culturelles, sportives ou artistiques.
Pour la CGTR-Éduc’action, sans allègement des programmes, pas de réelles modifications des rythmes des enfants !
Quant à l’heure ou à la demi-heure prise en charge par les mairies, on peut légitimement s’interroger sur la qualité des activités et de l’encadrement, lorsque l’on sait que pour faciliter la mise en place, le Premier ministre annonce « un assouplissement du taux d’encadrement en centre de loisirs ».
Cela en dit long sur ce qui va réellement se passer, et sur une réforme au rabais qui se fait au détriment des personnels !
La CGTR-Éduc’action prendra tous les contacts nécessaires pour construire un rapport de force pour s’y opposer.
La CGTR-Éduc’action
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