Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Technopole de La Réunion
26 novembre 2004

La Technopole de La Réunion compte soixante-deux adhérents et représente 663 emplois. Son objectif principal est de favoriser le rapprochement entre la formation, la recherche et le monde de l’entreprise, notamment dans les nouvelles technologies. La semaine de la Science a été l’occasion de mettre en lumière son action depuis 1999.
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L’industrie a toujours besoin de la recherche. La semaine de la science (15-19 novembre) s’est déroulée dans plusieurs sites, dont la Maison régionale des sciences et de la technologie (M.R.S.T), dans le Parc technologique de Saint-Denis où s’est déployé l’un des “villages scientifiques” et où a eu lieu, le jeudi 18 novembre au matin, une présentation de la technopole de Rennes par sa directrice, Jacqueline Poussier.
Pour les promoteurs de la Technopole de La Réunion, cette rencontre a été l’occasion de mettre en parallèle l’expérience acquise en Bretagne (Ille-et-Villaine) depuis vingt ans et les objectifs poursuivis par la jeune structure de La Réunion.
La Technopole de La Réunion n’a que cinq ans d’âge. C’est un outil virtuel de dynamique de partenariat dont une partie s’est installée à la limite Est de la capitale, sur ce qui restait des terres à cannes du CERF (Centre d’étude, de recherche et de formation), au Chaudron, il y a encore dix ans.
La Maison régionale des sciences et de la technologie y était déjà implantée depuis quatre ans lorsqu’a été adoptée, en 1999, la charte liant l’État, les collectivités territoriales, Saint-Denis et la communauté de communes du Nord (CINOR, devenue ensuite communauté d’agglomération), le rectorat et l’université, charte qui organise le partenariat entre les chercheurs et les industriels pour le développement d’entreprises innovantes. Sa raison d’être est d’organiser ou créer des synergies entre les acteurs du développement technologique de l’île.
Cinq ans plus tard, la Technopole compte soixante-deux adhérents et son objectif principal, rappelé par son nouveau président, Richard Martorelle, est de "favoriser le rapprochement entre la formation, la recherche et le monde de l’entreprise, dans le besoin réciproque qu’elles ont l’une de l’autre de nos jours".
Les acteurs de la Technopole insistent beaucoup sur le fait que, plus que par le passé, la recherche est devenue un des moteurs de l’industrie, dans un environnement où les contraintes sont de plus en plus fortes. Ces dix dernières années, 93 brevets ont été déposés auprès de l’Agence régionale d’information scientifique et technique (A.R.I.S.T), prouvant que le rapprochement entre l’université et l’entreprise permet l’émergence de projets industriels nouveaux.
Le site dionysien de la Technopole accueille 41 entreprises, positionnées sur l’ensemble des quatre grands secteurs industriels - NTIC/audiovisuel ; santé/biotechnologie ; agroalimentaire ; environnement (déchets, énergie, nouveaux matériaux).
Si une trentaine d’entreprises du Parc technologique de Saint-Denis s’est spécialisée dans les NTIC, ces dernières sont aussi présentes sur les autres sites. Un des objectifs de la Technopole étant une recherche d’équilibre dans les implantations, deux autres sites se développent, à l’Étang-Salé et au Port.
Il est à noter aussi qu’en tant qu’outil virtuel de développement, la Technopole appuie des projets industriels hors site, dès lors qu’ils répondent aux critères d’innovation technologique. Toutes les entreprises adhérentes bénéficient des mêmes services (un rayonnement national, un réseau) mais il n’est pas nécessaire pour cela qu’elles soient toutes implantées sur un même lieu.
"La Technopole, outil de développement scientifique, social et économique, a besoin de l’implication de tous, collectivités et communautés d’agglomération. Elle représente 663 emplois, dont près de la moitié sont des créations", ajoute Richard Martorelle.
P. David
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