Opposition à l’importation d’une technologie d’EDF dans une île disposant d’énergies renouvelables en abondance

« Ambition Réunion » contre la centrale nucléaire à La Réunion

15 février, par Manuel Marchal

Par la voix de la sénatrice Audrey Belim, PCR, PS, EELV, Banian, la majorité municipale de Cilaos et Ansanm ont fait part de leur opposition à l’importation d’une centrale nucléaire de technologie EDF à La Réunion. Ceci ruinerait tout espoir d’autonomie énergétique de La Réunion, rendrait notre pays définitivement dépendant aux importations d’énergie et serait une menace mortelle pour les emplois actuels et futurs dans le secteur des énergies renouvelables.

Audrey Belim, sénatrice de La Réunion, a fait part de l’opposition de « Ambition Réunion » au projet de créer une centrale nucléaire à La Réunion.
PCR, PS, EELV, Banian, la majorité municipale de Cilaos et Ansanm sont donc contre l’importation d’une technologie de EDF à La Réunion. Ce projet est soutenu par une organisation patronale influente à Paris, la FEDOM.
Audrey Belim a notamment mis en évidence qu’une centrale nucléaire à La Réunion rendra notre pays encore plus dépendant aux importations. En effet, La Réunion ne dispose pas d’uranium.
Ceci ruinerait tous les efforts faits pour développer les énergies renouvelables à La Réunion. Que deviendront tous les emplois créés dans ce secteur ?
Lors de cette conférence de presse, Maurice Gironcel, représentant du PCR, a insisté sur la nécessité de développer les énergies renouvelables à La Réunion afin d’atteindre l’autonomie énergétique de notre pays à partir de ses atouts : le soleil, l’éolien, la mer, l’hydraulique et la biomasse.

Contre le maintien des Réunionnais dans la dépendance

Il est à noter que cette prise de position de « Ambition Réunion » vient d’une parlementaire. C’est la première prise de position officielle d’un tel niveau contre l’importation d’une centrale nucléaire de technologie EDF à La Réunion.
Nul doute que cette position est largement partagée à La Réunion. Il appartient donc à Paris de cesser toute velléité de faire supporter aux Réunionnais le coût environnemental d’une centrale nucléaire dans leur pays pour satisfaire les intérêts d’entreprises françaises.
L’existence d’un tel projet rappelle qu’un vieux fonds colonial persiste à Paris : combattre toute possibilité de développement de La Réunion en maintenant les Réunionnais sous la dépendance des importations venues d’Europe.

M.M.

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