L’enjeu du contrôle total de La Réunion pour sauver les intérêts de la France en Afrique
18 août, parPEC : derrière la baisse des crédits, la stratégie de recentralisation de Paris dans l’océan Indien
À partir du 28 septembre
27 septembre 2007, par

L’année dernière, la première opération de vente de lampéco* avait rencontré un succès immédiat. Les 432.000 lampécos avaient disparu des rayons des magasins en moins de quinze jours. Le Comité de Maîtrise de l’Energie (EDF, la Région et l’Ademe) renouvelle l’opération à partir du 28 septembre.
Cette fois, ce sont 650.000 lampécos qui sont mises sur le marché sur toute l’île, dans 165 points de distribution, au prix de 1 euro. Nouveauté, la vente de ces lampécos à un prix imbattable est accompagnée d’une campagne de communication. Des spots télé, des guides de l’éco-attitude, réalisés avec Maud Fontenoy, marraine du Plan Eco-Energie-Cap 2015. L’objectif est de rappeler à chaque consommateur les gestes simples pour maîtriser l’énergie électrique chez soi. L’éclairage des foyers représente en effet 10% de la facture d’électricité des ménages, et les foyers consomment près de 50% de l’électricité produite à La Réunion. EDF estime que cette consommation aura doublé entre 1990 et 2020. Pour une réelle économie d’énergie, il est nécessaire de remplacer toutes les lampes du foyer.
En 2006, cette opération avait permis de vendre environ 150.000 lampécos en plus sur l’année, sans compter les lampécos à 1 euro. EDF estime environ à 3 millions le potentiel global d’installation de lampécos à La Réunion. Les campagnes promotionnelles ont permis de couvrir un tiers de ce potentiel, et susciter l’intérêt du consommateur pour ces lampécos. Pour obtenir ce prix promotionnel de 1 euro, les distributeurs ont accepté de participer en revoyant leurs marges, EDF a apporté une subvention, et un prix avantageux a pu être négocié avec le fournisseur. Le prix réel et raisonnable de cette lampéco correspond en fait à 3 euros TTC.
Autre nouveauté cette année, la possibilité de recycler les lampécos usagées. Il suffit de rapporter ses lampes chez le distributeur, à la déchetterie, ou dans d’autres points de collectes (cf. www.recylum.com). La société Recylum, représentée par SCIR à La Réunion, se charge de récupérer les lampes et de les recycler. Hervé Grimaud, Directeur général de Recylum, précise que 93% de la composition de la lampéco peuvent être réutilisés. Par exemple, le verre pour fabriquer d’autres lampes. La filière de recyclage existe déjà en Métropole depuis l’année dernière. Elle est mise en place cette année à La Réunion et aux Antilles.
A noter que Mayotte bénéficiera aussi d’une opération promotionnelle, avec 100.000 lampécos.
E. P.
* Ampoule économique à faible consommation
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