Assemblée générale de l’ARER

En 2009 : tous engagés pour l’autonomie énergétique

10 décembre 2008, par Edith Poulbassia

37% de l’énergie électrique est produite par l’hydraulique et la bagasse. L’autonomie énergétique pour 2025 n’est pas impossible pour La Réunion. En 2009, l’ARER poursuit ses efforts en ce sens : début des études de faisabilité pour l’énergie de la mer, développement des procédés de stockage, notamment de la bagasse, développement de l’énergie solaire.

Photo Toniox

L’ARER a tenu son assemblée générale hier, l’occasion de faire le bilan de l’année et de fixer les orientations pour 2009.

Pour Christophe Rat, Directeur de l’ARER, tout laisse à penser que La Réunion est sur la bonne voie de l’autonomie énergétique pour 2025. En cette fin d’année, 37% de l’énergie est produite par l’hydraulique et la bagasse, et que ce soit la Région, EDF, l’ADEME, les EPCI, les communes, toutes les instances sont engagées aujourd’hui dans des actions en faveur des énergies renouvelables.

Ce qui fait de La Réunion la première région française en matière d’utilisation de ces énergies. « Chaque année, on assiste au doublement de l’éolien et du photovoltaïque », affirme Jean-Michel Deveza, Directeur régional d’EDF. Objectif : maîtriser les 4,5% de croissance annuelle en énergie électrique (lampes basse consommation, chauffe-eau solaire, appareils moins énergivores), soit en réduisant la consommation, soit en proposant une énergie propre.

Le stockage d’ici 2012

Comme le souligne Laurent Gautret, Directeur technique de l’ARER, cet objectif est tout a fait réalisable : en équipant La Réunion à 90% de chauffe-eau solaires, en interdisant les lampes à incandescence, en rendant enfin obligatoire la réglementation thermique PERENNE. À cela s’ajoutent les énergies propres : la géothermie pour remplacer les importations croissantes de charbon (+16% en 2007), la bagasse en développant une nouvelle technologie de stockage du gaz, le photovoltaïque, l’énergie de la mer, que ce soit la houle à Saint-Pierre ou l’énergie thermique dont le potentiel est élevé à La Réunion, mais où la faisabilité technique et financière reste à prouver.

Reste aussi à développer des techniques de stockage de l’énergie d’ici 2012. EDF mène actuellement une expérimentation. D’ailleurs, le parc automobile pourrait constituer un moyen de stockage parmi d’autres en 2025.

Sur 400.000 véhicules (associés à un réseau de transport collectif), la moitié pourrait être des voitures électriques, à recharger grâce à l’énergie solaire.

Alternative au fioul, la bagaz

Pour Paul Vergès, Président de l’ARER, La Réunion peut ainsi participer à l’effort mondial contre le réchauffement climatique, et dispose de toutes les ressources nécessaires en énergie pour se passer de l’importation ne serait-ce que d’un litre de pétrole. « Nous commençons comme en 1800, une nouvelle histoire du monde », a-t-il souligné. Une nouvelle révolution, celle de l’énergie verte.

« En 2009, l’ARER s’engage pour la poursuite du soutien technique à la mise en place de l’autonomie énergétique, l’intégration dans tous les plans d’action des objectifs de GERRI, en termes notamment de véhicules électriques, la poursuite de l’accroissement du déploiement des stratégies énergétiques et environnementales sur le territoire des EPCI, la poursuite de l’accompagnement de filière et de technologies du futur ».

Concrètement, les quartiers et les équipements des collectivités vont être équipés en chauffe-eau solaires et lampes basse consommation, l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toits du patrimoine des collectivités, l’équipement en micro-hydraulique de systèmes d’adduction d’eau potable des collectivités, le lancement d’études pour la maîtrise de l’énergie sur les l’éclairages publics. 2009 va enfin marquer le lancement des études de faisabilité pour l’énergie de la houle à Saint-Pierre (PELAMIS), et la production de 20 à 30% d’électricité produite à partir de l’énergie thermique de la mer avec des plateformes off-shore.

L’étude de potentialité de stockage gaz-bagasse, pour la production du « bagaz », carburant alternatif au fioul, devrait démarrer également l’année prochaine. Et l’observatoire de l’ARER livrera son premier bilan des gaz à effet de serre.

EP

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Messages

  • Bon, soyons clairs :

    vu l’urgence économique et environnementale, il va nous falloir, chers amis, trés sérieusement changer de braquet et forcer le pas, tous ensemble, et finir de parler d’automomie énergétique pour nos îles européennes, mais bien de production d’atomes de l’énergie propre (isotopes de l’hydrogène, lithium6, xénon contenus dans les profondeurs marines qui entourent nos petites îles...)
    La mise en place prochaine ici sur l’ile de la Reunion (et parce qu’elle en a la volonté et les moyens humains GERRI compatibles) de l’Institut Européen de Recherche sur l’Oceanothermie, qui travaille en green pirate pour l’instant mais bientôt -nous l’espérons- travaillera officiellement avec un consortium industriel européen actuellement en cours de constitution...) va permettre d’accélérer ce processus salutaire dans l’intérêt de tous.

    Je rappelle à tous que dans l’eau de mer en surface, une molecule d’eau sur 6000 , c’est du D2O et que le spectrometre de masse du CYROI va mesurer le gradient D2O/H2O à 500 et 1000 métres de profondeur...

    Or vous le savez deja certainement si vous êtes un lecteur assidu de ce webjournal, une tonne de deuterium-tritium correspond énergétiquement à 150 tonnes de d’uranium, 2 millions de tonnes de charbon et 1,5 millions de baril de brent... :

    extrapolez vous même ce que rapportera à notre île la production de 10 m3 d’eau lourde (soit environ 11 tonnes car la masse moléculaire de D2O c’est 20 du fait des 2 neutres surajoutés au noyau du protium)

    L’enjeu est donc énorme (de quoi désaddicter les partisans de la geothermie à la plaine des sables...) et cela ne concerne pas que la sécurisation énergétique de l’Europe, vous l’avez tous compris...

    La semaine prochaine arrive sur notre île à ce propos le directeur de la stratégie et du développement de DCNS, et ave le groupe IE de l’AR27IHEDN nous préparons pour les prochains mois une mission opex pour tenter de convaincre nos amis du Qatar et de Dubaï de mettre les derniers sous du pétrole (dont plus personne normalement constitué ne veut ...) non pas dans des gratte- ciels délirants de 1000 metres de haut, mais dans des structures off shore ETMO productrice d’atomes et d’isotopes de l’hydrogène au large des Comores , histoire d’arrêter le trafic des kwassa-kwassa au plus vite, dans l’intérêt de tous .

    Des richesses nouvelles et prcieuses , donc des emplois multiples et variés seront ainsi créés autour de cette salutaire croissance verte et bleue , à Anjouan, à Mayotte, à la Reunion, au Qatar , à Dubaï, et en Europe...(13 000 personnes travaillent chez DCNS ...et sachez qu’ils sont contents de travailler pour l’europe des trois oceans et pour les pays qui voudraient s’equiper d’unite de production off shore ETMO, car hors ZEE, la mer tropicale appartiend à tout le monde ...

    Belle occasion d’arrêter les sempiternelles guerres du feu, non ?

    Et plus aucun euros de notre argent public n’ira dans le "no way" qui est la recherche du pétrole profond, en artique ou ailleurs...

    La societe privée américaine SSP vient de projeter une unite flottante ETMO de 100MW, réhabilitant ainsi le rêve de George CLAUDE : en 1930 DCN lui avait construit le navire ETMO "la Tunisie"mais le tuyau de 500 metres n’avait pu être fixé du fait d’un orage... l’Europe ; premiére force économique mondiale et donc premiére force de recherche internationale a donc les moyens humains et financiers de vite rattraper son retard : elle peut et elle doit le faire dans l’intérêt de tous : on peut le faire sans l’aide de nos amis du Golfe Persique, mais avec eux, dans l’intérêt des populations insulaires fragiles, c’est mieux, non ?

    Chouette, de bosser ainsi ensemble dans le bon sens et de façon efficiente, non ?

    Merci de votre compréhension et de votre aide , de votre action (et pas que cyberaction...) pour que l’institut européen de recherche sur l’oceanothermie se crée, se structure et devienne rapidement fonctionnel pour former nos jeunes étudiants à ces futurs métiers d’avenir...

    Dr Claude GINDREY
    Auditeur IHEDN AR 27

  • C’est une contribution intéressante qui pose la question de la recherche permanente de nouvelles sources d’énergie. Mais si la géothermie peut nous aider à en finir avec le pétrole et le charbon en nous procurant une production d’énergie de base, je pense que c’est une bonne addiction.

    • oui pour la géothermie de surface telle celle proposée par le BRGM pour nos hopitaux

      mais pas la géothermie à la plaine des sables
      qui represente une perte de temps et d’argent...

      Vivement l’oceanothermie ici pour rattraper notre retard en la matiére :

      l’idée ETM était française mais le developpement actuel se fait à Hawai et au Japon...

      Crispant, non ? car c’est une perte d’argent, de richesse et d’emplois...

      La Reunion, la France, et l’Europe peuvent -et doivent-combler leur retard...

      Merci de le comprendre et d’oeuvrer pour que l’institut européen de recherche sur l’oceanothermie (projet IERO)

      se créer sans trop tarder...

      http://www.dailymotion.com/video/k1nGNErge0YQkZNqJF

      Voir en ligne : l’avance des USA : le projet offshore ETMO de 100MW , de la $$P

    • Et si les recherches à la Plaine des Sables trouvent une ressource de plusieurs dizaines de megawatts, cette possibilité ne serait-elle pas à considérer ? Avez-vous des précisions concernant la géothermie de surface pour les hôpitaux ? Est-ce une ressource pouvant alimenter de nombreux foyers ?

    • Qui peut être contre cette ressource geothermique profonde vu l’urgence économique et environnementale ?
      Mais deux choses importantes sont à considerer :
      1-Il faut simplement la positionner aileurs que sur l’emblématique plaine des sables, cela va calmer beaucoup d’exapérations et susciter de l’espoir..
      2-et surtout d’abord prioriser l’oceanothermie et donc reporter le projet de geothermie profonde quand nous serons en mesure de payer les mesures de
      protection environnementale sur ce magnifique site , par exemple choisir une localisation vers le fond de la region de l’est et camoufler les canalisations . Pour cela il faut de l’argent et donc logiquement il nous faut être producteurs d’atomes de l’énergie propre... Sachez que l’affaire avance avec l’arrivée de l’equipe strategie et developpement de DCNS sur notre ile la semaine prochaine pour évaluer la possibilite de concevoir ici des structures offshores ETMO de 50 à 100 MW qui devrait être positionnés entre La Reunion et Maurice, entre Mayotte et Les Comores (avec un financement que nous irons chercher là où il le faut) et plus tard , mais sans trop tarder au large de Tamatave et de Diego... Le lieu le plus propice à la réalisation de ces structures offshores se situe à Bois Rouge où un port en eaux profonde devrait être construit rapidement, nous l’esperons...
      Pour ce qui est de la géothermie de surface, nous travaillons avec le BRGM régional et national, et ce que nous faisons pour les hopitaux peut être transposables pour d’autres établissements de taille et de besoins analogues (voir un groupe de maisons effectivement)
      http://www.geothermie.net/
      http://www.brgm.fr/
      Notez que le BRGM s’est désengagé du projet incertain de la Plaine des Sables...et ils sont experts en la matiére, non ?
      La future Maison des Civilisations (anciennes et futures , donc aussi civilisation "hydrogène") devrait integrer -de façon à être exemplaire et utile- les NTE , la geothermie de surface avec pompes à chaleur, les eoliennes urbaines pour optimiser les process photovoltaiques etc, mais cela a été complétement oublié de ce projet -important mais non prioritaire -, malgré nos efforts réitérés...

      Voir en ligne : EOLIENNES VERTICALES VORTEX EN BOIS YLANG YLANG (RESORBEUSES DE CO2 CAR ASSOCIÉES À UN REBOISEMENT)


Témoignages - 82e année


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