Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
À la découverte des énergies renouvelables
29 décembre 2008

La Réunion est une île baignée par l’océan Indien. La mer est un véritable gisement susceptible de produire sans aucune pollution et éternellement une quantité suffisante d’énergie pour contribuer de manière importante à l’autonomie énergétique de La Réunion en 2025. Après la découverte des hydrolienne, coup de projecteur sur le Pelamis. Cette invention écossaise transforme l’énergie de la houle en électricité. À La Réunion, c’est dans la région de Saint-Pierre que ce dispositif sera testé.
Au mois de Septembre 2008, le Portugal a inauguré la première application commerciale du Pelamis. Ce "serpent de mer" mécanique qui produit de l’électricité à partir des vagues, devrait prochainement voir sa population se multiplier au large des côtes portugaises.
La première phase du projet comprend 3 Pelamis qui offriront une puissance de 2,25 MW au large des côtes d’Aguçadoura, dans le nord du pays. Ils seront déployés à près de 5 km des côtes.
La deuxième phase du projet prévoit 25 machines supplémentaires, pour une puissance de 18,75 MW.
Le projet est mené par un nouveau consortium, Ondas de Portugal, constitué d’Energias de Portugal (EDP, 45%), de Enersis (groupe d’investissement australien Babcock & Brown, 35%) et du groupe portugais Efacec (20%). L’investissement de 9 millions d’euros que représente cette première phase est partagée à hauteur de 23% par le développeur de cette technologie écossaise, Pelamis Wave Power Ltd.
Tarif de rachat : 24,5 centimes d’euros le kWh
Cette première réalisation concrète, qui représente un contrat de 8,5 millions d’euros pour OPD, est encouragée par le tarif de rachat instauré par le gouvernement portugais (24,5 centimes d’euros le kWh). Car aujourd’hui, l’énergie houlomotrice est encore au moins trois fois plus chère que l’éolien. Et il faudra attendre une dizaine d’années avant que leur rentabilité soit comparable. « De 22 centimes d’euros aujourd’hui, nous espérons faire chuter le coût de production à 10 centimes le kilowattheure, lorsque nous aurons une centaine de mégawatts de capacité de production installée », confie Martin Shaw.
Les Portugais ont déjà largement misé sur les énergies renouvelables. On le comprend rien qu’en suivant du regard les éoliennes qui jalonnent la côte, une capacité installée de 1.350 MW dans le pays, et au moins autant dans les cartons. « Dans vingt ans, nous risquons d’avoir exploité le potentiel de l’éolien au maximum, il nous faut donc prévoir le long terme », explique un observateur portugais. Or, avec un potentiel d’énergie houlomotrice de 33 à 46 kW par mètre de côtes, le pays fait partie des meilleurs sites européens, d’autant que les vagues y sont particulièrement longues.
Lever les obstacles techniques et financiers
Dans le reste du monde, ce sont généralement les côtes Est les mieux exposées, à l’exception des zones équatoriales : Nouvelle-Calédonie, Canada, Afrique du Sud... Le marché européen de l’énergie houlomotrice est évalué à 40 milliards de livres et le marché mondial à dix fois plus au bas mot. « Les Américains n’étant pas en pointe sur ce créneau, il y a une place à prendre pour l’Europe », considère Alain Clément, inventeur du projet concurrent Searev (lire ci-dessous).
Reste à savoir quel sera l’accueil du public à cette énergie du futur. Les surfeurs ne la voient pas d’un mauvais oeil, dans la mesure où les machines seront installées loin de la grève. L’Association des armateurs de pêche du nord du Portugal n’aurait pas fait montre d’hostilité, car il n’est pas coutume de pêcher entre 3 et 12 miles marins.
En revanche, les navigateurs réclament une claire signalisation des sites, afin d’éviter les risques de collision. Quant aux organisations de défense de l’environnement, elles feront partie de la commission de suivi du projet au Portugal. Pour l’instant, les principaux obstacles à son développement sont donc davantage technologiques et financiers. Le lancement de Pelamis sera donc suivi avec beaucoup d’attention.
Sources : Terres sacrées et Ecosource.info
Principe de foncionnement
Structure semi-émergée, composée de quatre cylindres reliés par des articulations, ce serpent métallique est positionné dans la direction de propagation de la vague. Le mouvement des vagues agit dans chaque articulation sur un vérin hydraulique qui envoie du fluide haute pression vers une turbine pour produire de l’électricité.
L’énergie produite est envoyée, par l’intermédiaire d’un cordon ombilical, dans les fonds marins et ensuite acheminée à terre.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Paris tombera-t-il dans le piège tendu par ceux qui veulent saboter le succès prévisible des prochains Jeux des îles aux Comores ?
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture