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par le Dr Raymond Vergès

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Paris débloque des fonds pour soutenir l’énergie hydrolienne

Soutien de l’État à la filière française de l’hydrolien.

samedi 8 juillet 2023


L’État a décidé d’apporter au moins 65 millions à un projet pilote d’hydroliennes, afin de « consolider une filière industrielle française de l’hydrolien avec des perspectives à l’export ».


L’État a décidé d’allouer au moins 65 millions d’euros à un projet pilote d’hydroliennes, technologie en développement qui utilise les courants marins pour produire de l’énergie, a annoncé le 7 juillet le ministère de la Transition énergétique.

Le but pour le gouvernement est de « consolider une filière industrielle française de l’hydrolien avec des perspectives à l’export », afin de décarboner les énergies. Ce projet, baptisé « Flowatt » est situé dans la Manche dans la zone du Raz-Blanchard, très riche en courants.

Porté par les sociétés Hydroquest et Qair, il sera soutenu dans le cadre du plan France 2030 à hauteur de « 65 millions d’euros minimum », et bénéficiera en complément d’un tarif d’achat préférentiel de l’électricité produite, a indiqué le ministère.

Ce projet pilote de 17,5 mégawatts (MW) est composé de sept turbines, conçues par Hydroquest et construites par les chantiers navals de CMN à Cherbourg. Il doit être mis en service à horizon 2026 pour une exploitation sur 20 ans.

La France dispose de courants parmi les plus forts au monde, avec un potentiel pour l’hydrolien estimé entre 3 et 5 GW, situé essentiellement dans le Raz-Blanchard et dans le Fromveur, au large de l’île d’Ouessant (Finistère).

« Les énergies marines renouvelables sont un pilier de notre stratégie énergétique. L’éolien en mer en est l’axe principal mais nous devons aussi développer d’autres filières marines, dans une logique de diversification et de décarbonation de notre mix énergétique », a souligné la ministre Agnès Pannier-Runacher.

Le gouvernement va fixer dans les mois à venir la nouvelle feuille de route énergétique du pays, les opérateurs d’hydroliennes réclament un retour du soutien de l’État, fortement réduit après la faillite en 2018 d’un acteur du secteur. L’UE s’est d’ailleurs fixé fin 2020 un objectif de 40 GW de capacité d’énergies océaniques hors éolien en mer d’ici 2050.


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Messages

  • On pourrait également utiliser ces hydroliennes pour produire de l’électricité là où la hauteur des marées est très importante, notamment dur les côtes normandes , dans la baie Saint Michel, où la différence entre la hauteur de la mer entre la marée basse et la marée haute peut être supérieure à 6m .

    Le principe serait de construire en bordure du littoral des grands bassins pouvant contenir des dizaines des millions de m3 et d’installer sur au moins deux côtés du bassin dans la partie basse de ses murs des hydroliennes qui fonctionneront d’un coté avec la marée montante et de l’autre côté avec la marée descendante .

    Le fonctionnement alternatif serait possible en équipant les accès de l’eau aux hydroliennes d’un dispositif d’ouverture et de fermeture automatique . Quand la marée monte seuls les dispositifs permettant à l’eau d’entrer dans le bassin seraient ouverts ; tandis que lorsque la marée va descendre seuls le dispositifs permettant à l’eau de sortir des bassins seraient ouverts .
    On pourra bien entendu installer des hydroliennes sur chaque coté du bassin mais en les orientant pour que certaines fonctionnent avec la marée montante et d’autres à marée descendantes .

    Ces bassins pourraient avec un aménagement spécial être également utilisés comme fermes piscicoles ou comme bassins d’ostréicultures .

  • Bien entendu les techniciens qualifiés pourront déterminer la taille des bassins et quel type de turbines pourront être installées pour produire de l’électricité par la marée montante et la marée descendante . Peut être qu’il faudra deux types de turbines différents, mais peut être que la même turbine pourra produire l’électricité que ce soit par la marée montante que par la marée descendante avec un dispositif permettant de changer le sens de la rotation des pales ou des hélices de la turbine . En canalisant l’eau de manière adéquate on pourrait utiliser des roues à aubes classiques ou des turbines crossflow ou encore des turbines Françis dont les les génératrices seront installées hors de l’eau. Il n’est pas nécessaires que les turbines et génératrices soient de grande tailles mais l faut que leur nombre permettent le remplissage et le vidage des bassins pendant la durée de la montée des marée ainsi que pendant la durée de leur reflux .

  • @Maillot Joseph Luçay : Pour info c’est ce qui est fait à la centrale maréemotrice de La Rance en métropole. Ce dispositif est malheureusement difficilement réplicable (configuration de l’estuaire et coefficient de marée).

    En ce qui concerne les énergies marines, j’ai de gros doutes sur la pérennité de telles infrastructures, notamment lorsque la mécanique liée à la production d’énergie est directement soumise au milieu marin : problématique de corrosion et de la dégradation par les organismes marins telles que les coquillages, ce qu’on appelle le biofooling.
    Sans oublier que les investissements ne suivent malheureusement pas, même sur de la R&D, et ce ne sont pas ces 65M€ pour financer 17 pauvres mégawatts de production électrique qui feront avancer les choses, on n’est pas du tout sur les bons ordres de grandeurs en terme de décarbonation.

    Mettons le paquet sur le solaire et l’éolien, des technos matures sur la partie production électrique et soyons malin et même pionniers en pensant à l’ensemble de la chaine de production (de la construction au recyclage, en passant par la gestion du stockage électrique).

  • Oui monsieur Lek Seng , il faut utiliser les solutions qui ont fait leurs preuves , mais s’il existe de nouvelles solutions pour produire de l’énergie ,et il ne faut pas les négliger .
    La solution de la centrale marée motrice peut être perfectionnée et s’avérer très rentables là où la hauteur des marées est très importantes, et on n’a pas besoin de l’estuaire d’un fleuve , il suffirait de construire des bassins avec des dispositifs permettant l’entrée de l’eau de mer dans le bassin et sa sortie . on pourra produire de l’énergie grâce à la circulation de l’eau à marée montante et à marée descendante .
    Quant à l’utilisation de la chaleur du soleil il y a plusieurs possibilités , celle des panneaux photovoltaïques qui s’ est généralisée , mais aussi celle du four solaire construit à Odeiho en France , qui consiste à transformer l’eau en vapeur pour faire tourner des turbines à vapeur . On pourrait utiliser cette solution à la Réunion et faire monter vers les hauts la vapeur sortant des turbines puis la retransformer en eau par un dispositif de condensation et renvoyer l’eau de condensation vers des turbines hydrauliques situées en bas .

    Il y a aussi la solution de produire de l’énergie avec de l’eau circulant dans un circuit fermé . Dans cette solution, on utiliserait des pompes pour projeter de l’eau sur une grande roue qui serait déséquilibrée par la projection de l’eau et et ferait tourner des alternateurs . Si les alternateurs produisent beaucoup plus d’énergie que celle qui est nécessaire pour faire tourner la grande roue cette solution devient très intéressante .
    Le principe de fonctionnement serait basé sur l’effet de levier qui permet à une petite force de produire un grande force . Archimède disait donnez moi un point d’appui et un bras de levier assez grand et je soulèverai la terre . Dans cette solution du circuit fermé que je propose , une grande roue de 2 mètres de diamètre qui tournerait à avec la pression de l’eau projetée par une pompe, à une vitesse de 100 tours par minute , pourrait faire tourner l’engrenage fixé sur l’axe d’un alternateur à 1000 tours par minute si le diamètre de l’engrenage est de 10 cm . Et en tournant à cette vitesse l’alternateur pourra produire plus d’énergie que celle qui a été nécessaire pour faire tourner la grande roue .
    Pour faciliter la rotation de la roue on peut l’équiper de trois poids installés sur la roue comme pour les pâles d’une éolienne et Il suffira d’une petite poussée provoquée par un jet d’eau pour la mettre en mouvement .
    Pour un fonctionnement continu de la roue , il sera nécessaire d’utiliser deux pompes qui fonctionneront de manière alternée grâce à une minuterie . Pour le lancement de la roue on pourra utiliser les deux pompes en même temps mais lorsque la grande roue aura atteint la vitesse souhaitée , une seule pompe sera suffisante pour maintenir sa vitesse . la rotation permanente de la grande roue sera possible en alternant le fonctionnant des pompes par une minuterie .
    Ce genre d’installation pourra être réalisée dans des endroits isolés où il n’y a pas de réseau électrique en utilisant des batteries ou un autre moyen pour démarrer le dispositif , et si on produit vraiment plus d’énergie que celle nécessaire au fonctionnement des pompes on peut produire de l’électricité n’importe où dans des conditions très économiques .
    Il y a peut être encore d’autres solutions pour produire de l’énergie facilement et proprement mais on ne pourra pas les trouver si on se contente d’utiliser celles qui existent et qui ont fait leurs preuves . Il faut continuer de chercher en explorant tous les domaines possibles les plus simples comme les plus compliqués . Un jour on pourra peut être produire l’énergie nécessaire à une grande ville grâce à la fusion des atomes contenus dans un verre d’eau , mais aujourd’hui il existe des solutions très simples et propres pour produire des petites quantités d’énergie , il ne faut pas les négliger mais accepter d’y consacrer un peu d’argent pour les trouver et les exploiter .

  • En réalité une grande roue de 2m de diamètre tournant à 100 tours par minute entrainera une petite roue de 10 cm de diamètre reliée à des alternateurs à 2000 tours par minute . Cette vitesse de rotation est largement suffisante pour produire de l’électricité .
    On pourra également produire de l’électricité avec une grande roue de 2 m de diamètre tournant à 50 tours par minute si à cette vitesse de rotation elle entraine une petite roue de 10 cm de diamètre , car à 50 tours minute la grande roue fait tourner la petite roue à 1000 tours minute . Et comme actuellement il existe sur le marché des alternateurs à basse vitesse de rotation qui peuvent produire de l’électricité à moins de 1000 tours par minute on pourra produire de l’énergie pour une ou deux maisons même avec une grande roue tournant à 30 tours par minute .
    Le réchauffement climatique et la guerre qui sévit actuellement en Ukraine et qui menace le monde entier nous montrent que nous devons généraliser la production d’électricité grâce à des petites structures , car les grosses ne seront plus à l’abris des phénomènes climatiques très destructeurs ni des bombes utilisées par les belligérants pour arriver à leur fins .


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