Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
28 février 2008

Encore une fois, la hausse du prix du pétrole nous ramène à trouver des solutions pour se passer de cet or noir de plus en plus cher. Le Maire de La Possession qui combat la construction d’une nouvelle centrale EDF l’a bien compris. Mais celui de Saint-André qui lutte aveuglément contre le Tram Train et prône le transport en car, lui n’a rien compris des enjeux futurs. Il est tellement obstiné qu’il préférerait la charrette à bras plutôt que le Tram Train.
Les cours du pétrole ont encore inscrit un nouveau record à New York à 102,08 dollars le baril, poussés par une ruée générale des spéculateurs sur les matières premières.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a clôturé à 98,46 dollars, en baisse de 14 cents. Il est monté en séance pour la première fois au-dessus des 99 dollars à 99,22 dollars.
Treize dollars en neuf séances
Semblant balayer d’un revers de manche l’état de santé de l’économie des Etats-Unis et les implications d’un ralentissement économique mondial sur la consommation d’hydrocarbures, le marché a foncé tête baissée depuis deux semaines vers le cap des 100 dollars le baril : les cours ont gagné en 9 séances plus de 13 dollars à New York et 11 dollars à Londres.
Au terme de cette escalade, le baril a inscrit deux records historiques de suite à New York : 100,10 dollars mardi, 101,32 dollars mercredi. Mercredi, le baril a clôturé pour la deuxième fois consécutive au-dessus des 100 dollars.
Tensions géopolitiques
La hausse des prix « montre une fois de plus combien les prix du pétrole sont vulnérables aux problèmes d’offre ou aux tensions géopolitiques », ont souligné les analystes de la maison de courtage Sucden.
En effet, le déclencheur a été le président vénézuélien Hugo Chavez, qui a engagé un bras de fer avec le géant pétrolier Exxon et menacé de ne plus fournir « une goutte de pétrole » aux Etats-Unis.
Se sont ajoutés les spéculations sur l’issue de la prochaine réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) - qui pourrait réduire le 5 mars sa production pour parer à une baisse de la demande -, les sabotages à répétition sur les installations pétrolières au Nigeria, premier producteur de brut africain, et cerise sur le gâteau, une explosion mardi dans une raffinerie au Texas (Etats-Unis) traitant 70.000 barils de brut par jour.
Arbitrage
Des analystes ont cependant mis en doute l’impact réel des menaces en provenance du Venezuela : son pétrole ne représente que 10% des importations américaines, tandis que le Ministre de l’Energie, Rafael Ramirez, a semblé faire un pas en proposant à Exxon un arbitrage de la Banque mondiale.
Quant à une baisse de la production par l’Opep, elle ne peut être écartée, mais serait politiquement difficile avec un baril à 100 dollars.
Spéculateurs
De fait, les vraies raisons de la ruée vers l’or noir semblent se trouver du côté des spéculateurs. Les fonds se sont tournés vers les matières premières, considérés comme des havres relativement sûrs. L’or tutoie ainsi son récent record historique de 936,92 dollars, les cours du blé évoluent près de sommets inédits et ceux du platine explosent.
« Le pétrole a rejoint les métaux et les matières premières agricoles dans une course des prix due d’abord à la spéculation » et non aux fondamentaux, ont ainsi estimé mercredi les analystes de la banque Goldman Sachs dans une note.
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