Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
L’époque des hydrocarbures bon marché est derrière nous
5 juillet 2007

Les prix du pétrole ont poursuivi leur progression lundi à New York, dépassant les 71 dollars. Trois facteurs sont avancés pour expliquer ce phénomène. La demande en carburant devrait atteindre un pic cette semaine aux Etats-Unis. De nouvelles inquiétudes sur les capacités de raffinage des Etats-Unis apparaissent. L’instabilité politique dans plusieurs pays exportateurs, amplifiée par la guerre déclenchée par le gouvernement américain au Moyen-Orient, tire également les prix vers le haut.
Les prix du pétrole ont poursuivi leur progression lundi à New York, dépassant les 71 dollars, alors que la demande en carburant devrait atteindre un pic cette semaine aux Etats-Unis et qu’apparaissent de nouvelles inquiétudes sur les capacités de raffinage du pays.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” pour livraison en août a pris 41 cents, clôturant à 71,09 dollars, après une brève incursion jusqu’à 71,25 dollars, son plus haut niveau depuis le 25 août.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a pris 1,22 dollar à 72,63 dollars sur l’Intercontinental Exchange.
Impact de la diminution des stocks aux États-Unis
Après avoir déjà pris 1,54 dollar la semaine passée, les cours du brut ont donc continué à avancer lundi. Le pétrole avait pourtant ouvert en baisse à New York, faisant l’objet de quelques prises de bénéfices, selon des analystes.
Les Etats-Unis devraient connaître cette semaine un pic de la demande en essence, avec l’essor des déplacements en voiture autour de la fête nationale du 4 juillet. Or le marché s’inquiète que cette demande soit difficilement satisfaite, alors que le niveau des stocks américains d’essence est inférieur à celui de 2006 à la même époque et que la cadence des raffineries est également moins importante.
« Il y a un problème d’inondation dans une petite raffinerie du Midwest, qui l’a rendu inaccessible, ce qui signifie qu’elle pourrait être arrêtée pour un certain temps », a expliqué John Kilduff, analyste de Man Financial. « Au début, cette information a été ignorée par le marché, car c’est une petite raffinerie, mais l’ampleur du problème a finalement amené le marché à renouer avec la hausse qu’il connaît depuis la semaine dernière », a-t-il ajouté.
Depuis quatre séances maintenant, les cours du brut sont poussés par le dernier rapport du département américain de l’Energie (DoE), qui a fait part d’une baisse des réserves américaines d’essence de 700.000 barils et d’un recul des stocks de produits distillés (gazole et fioul de chauffage) de 2,3 millions de barils. Cela a redoublé les inquiétudes des opérateurs sur la possibilité de satisfaire la demande en carburant cet été et en produits de chauffage cet hiver.
Conséquence de la guerre au Moyen-Orient
De passage à Madrid, le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) Claude Mandil a fait savoir que l’agence était « un peu inquiète » de la situation actuelle du marché pétrolier. Les acteurs du marché de l’énergie ont désormais les yeux tournés vers le prochain rapport hebdomadaire du DoE, attendu jeudi. Les trois attentats manqués en Grande-Bretagne ont également inquiété le marché.
« Cela a de nouveau attiré l’attention vers la sécurité de la production de pétrole brut, en particulier au Moyen-Orient », a indiqué John Kilduff, évoquant « des propos de l’Arabie saoudite, selon lesquels le pays est en train de renforcer la sécurité de ses champs » pétroliers.
Enfin, les cours restent soutenus par d’autres facteurs, comme la stratégie de Washington et de certains de ses alliés envers l’Iran, ou l’instabilité au Nigeria, où un ingénieur syrien a été enlevé dimanche soir à Port-Harcourt, capitale pétrolière du pays.
Commentaire
En mai 2005, lorsque le prix du baril a atteint puis franchi la barre symbolique des 50 dollars, nombreux sont ceux qui espéraient un retour rapide au-dessous de cette barre. On voit aujourd’hui qu’il n’en est rien et que les prix ne cesseront plus d’augmenter désormais.
Heureusement que la Région a lancé un programme de production d’énergie électrique basé sur l’utilisation des multiples sources d’énergie inépuisable afin de libérer La Réunion de sa dépendance toujours plus onéreuse à l’importation de carburant fossile.
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