Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Développement durable
4 février 2014

Au Niger, les énergies renouvelables se développent car elles peuvent produire de l’électricité bon marché. C’est le pari de l’électrification rurale avec le soleil.
Tous les jours, le peuple réunionnais paie les graves conséquences de la politique menée par la direction de la Région Réunion qui a cassé en 2010 les projets de l’ancienne majorité, notamment en ce qui concerne l’autonomie énergétique du pays en 2025 avec des énergies renouvelables. En effet, la géothermie ? censurée ; la biomasse ? endormie ; le photovoltaïque ? ti lamp, ti lamp ; les hydroliennes ? alé dormi don ! Le différentiel thermique de l’océan ? Exilé aux Antilles ; l’éolien : envolé ! L’hydraulique ? 500.000 mètres cubes d’eau potable jetés à la mer chaque jour après un seul turbinage (et on utilise une part d’électricité hydraulique produite pour pomper de l’eau de plus en plus profond tout en épuisant et salinisant nos aquifères. Le fourneau portois ? enseveli (en 2013, après le cyclone Dumile, 10.000 tonnes de déchets végétaux collectés auraient permis de faire cuire des tonnes et des tonnes de nourriture) etc. Vive la tout-énergies-fossiles-« après-nous-le-déluge »-attitude !
Or voilà un nouvel exemple qu’une autre politique est possible si l’on veut construire un développement durable de La Réunion ; il s’agit du Niger en Afrique, avec l’électrification prochaine de villages par énergie solaire. En effet, le gouvernement nigérien envisage d’électrifier, très bientôt, 30 villages sur le territoire national par énergie solaire et installer une station solaire photovoltaïque.
L’accord relatif au financement de ce projet, d’un montant d’environ 25 millions d’euros, signé le 12 septembre 2013 à New Delhi (Inde) entre la République du Niger et l’Exim Bank de l’Inde, a été ratifié le 1er février à Niamey par le gouvernement .
Au Niger, les populations, et tout particulièrement dans la capitale, connaissent régulièrement, et ce, depuis des années, des coupures d’électricité, souvent de longue durée. Pour y remédier, le gouvernement va mettre en œuvre un vaste programme d’électrification. Il s’agit, entre autres, de la construction cette année à Niamey d’une centrale thermique de 100 mégawatts, grâce à un financement de la Banque ouest-africaine de Développement (BOAD), pour un montant de 26 millions d’euros.
En outre, avec la construction prévue du gigantesque barrage hydroélectrique de Kandadji sur le fleuve Niger, en amont de Niamey, une des priorités majeures des autorités actuelles, ce barrage dont les travaux étaient initialement prévus pour terminer en 2013, devait permettre à terme d’irriguer plus de 45.000 hectares et contribuer à la résorption du problème énergétique du Niger par la production d’une puissance installée de plus de 130 mégawatts permettant ainsi au Niger d’avoir accès à de l’électricité à bon marché. Il permet la régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du Niger, et de contribuer à la réduction de la pauvreté grâce à la régénération du milieu naturel, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la couverture des besoins en eau et en énergie.
La réalisation du barrage permet la disponibilité en eau, rendue possible par l’existence d’un réservoir de régulation de 1,6 milliard de mètres cubes, sécurisera tous les usages socio-économiques de l’eau, selon les études techniques.
Nos peines
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