Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Conséquence des communiqués du PCR et des articles de « Témoignages »
13 avril, par

Le rapport de force change. Après les prises de position du PCR publiées dans notre journal et les articles de « Témoignages », des patrons réunis hier à Bras-Panon renoncent à bloquer l’île aujourd’hui et affirment ne pas vouloir « prendre la population en otage ». Mieux : ils demandent désormais que les aides dont ils bénéficient profitent à toute la population, comme le propose le PCR. Un tournant politique qui montre que la mobilisation et la vérité peuvent faire reculer les logiques d’affrontement.
Voir aussi : Des patrons menacent de prendre La Réunion en otage
Prix des carburants : « L’aide exceptionnelle accordée aux entreprises doit profiter à tous »
PCR : « Encourager la réduction du gaz carbonique »
Il y a encore quelques jours, la menace était claire : bloquer La Réunion pour obtenir davantage d’aides publiques. Camions à l’arrêt sur les routes, circulation paralysée, économie asphyxiée, risques sanitaires majeurs pour les patients et les secours. Une stratégie de pression qui faisait peser un danger considérable sur l’ensemble de la population.
Mais la situation évolue. Hier à Bras-Panon, des patrons du secteur du transport, pourtant largement soutenus par l’argent public, ont changé de position. Ils ont annoncé qu’ils ne comptaient pas « prendre la population en otage » ce lundi. Une déclaration qui marque une rupture avec la logique de confrontation qui semblait s’installer. Ils promettent de ne pas barrer la route mais organiseront ce lundi des embouteillages aux entrées de Saint-Denis.
Ce revirement ne tombe pas du ciel. Il est le résultat d’un travail politique et médiatique. Les communiqués du Parti Communiste Réunionnais et Prix des carburants : « L’aide exceptionnelle accordée aux entreprises doit profiter à tous » et les articles publiés dans Témoignages ont contribué à éclairer le débat. En mettant en lumièreles aides déjà accordées aux transporteurs, en dénonçant les profits des compagnies pétrolières et en soulignant les conséquences dramatiques d’un blocage, ils ont permis de replacer l’intérêt général au centre.
Mieux encore, certains patrons affirment désormais que les dispositifs dont ils bénéficient devraient être étendus à toute la population conformément à uneproposition du PCR. C’est une avancée majeure. Car depuis le début de cette crise, une injustice flagrante apparaissait : d’un côté, des entreprises pouvant accéder à des reports de charges, des aides directes, des prêts garantis ; de l’autre, des familles contraintes de payer plein tarif, sans filet de sécurité.
Reconnaître que la solidarité doit profiter à tous, et pas seulement à quelques privilégiés, c’est ouvrir la voie à un changement de logique. Cela signifie que la question du carburant n’est pas seulement un problème d’entreprises, mais un enjeu social global qui concerne chaque Réunionnais.
Ce tournant montre aussi la force de la mobilisation populaire et de l’information. Lorsque la population est informée, lorsque les responsabilités sont clairement posées — notamment celles des compagnies pétrolières et de leurs marges — il devient plus difficile de justifier des actions qui pénaliseraient les plus fragiles.
Pour autant, rien n’est réglé. La hausse des prix est toujours là. La dépendance au tout-routier demeure. Le risque de nouvelles tensions persiste. Mais une étape importante vient d’être franchie : le refus assumé d’opposer les intérêts des entreprises à ceux de la population.
C’est désormais sur cette base qu’il faut avancer. Exiger la transparence sur les prix, conditionner les aides publiques, protéger le pouvoir d’achat, et accélérer la mise en place d’alternatives durables : transports collectifs efficaces, relance du ferroviaire, autonomie énergétique.
Ce qui s’est passé à Bras-Panon est une leçon. Lorsqu’un peuple s’exprime, lorsqu’une presse engagée fait son travail, les rapports de force peuvent évoluer. Et ce qui semblait inévitable — la paralysie d’une île — peut être évité au profit d’une prise de conscience collective.
Le combat continue, mais une chose est acquise : la population n’est pas condamnée à subir.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Mézami na pwin lontan mwin té apré rogard bann nouvèl lafrik… La politik biensir, la pé, la guèr, lékonomi é mwin la antann in konvèrssassion rant (…)
Démographie, mondialisation de l‘économie et innovation technologique
Investissement de 424000 euros en partenariat avec les fonds européens gérés par la Région Réunion
Réunion en Inde des ministres du Travail et de l’Emploi des pays du BRICS
Les entreprises recherchent-elles avant tout des spécialistes de l’IA ?
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Création du Port Sec III
Qui peut prétendre à une antériorité à La Réunion ?
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)