Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Réchauffement de la planète
28 février 2009, par

D’accords en protocoles, les pays s’engagent désormais pour trouver ensemble des solutions pour préserver la planète du réchauffement tant redouté. Tout n’a pas été fait, mais tout reste à faire ! Aujourd’hui, les voix s’élèvent pour dire non à l’empoisonnement de la Terre. L’Homme a agi de façon irréfléchie — la course au profit, à l’exploitation du sol… et de ses semblables —, ce qui explique pourquoi, aujourd’hui, on se retrouve avec le réchauffement climatique “sur le dos”.
Jean-Fabrice Nativel
1827 : Jean-Baptiste Fourier, scientifique français, parle pour la première fois de l’effet de serre, « phénomène par lequel l’atmosphère de la Terre retient en partie la chaleur que lui apporte le soleil ».
1896 : Svante Arrhenius, chimiste suédois, découvre que « les combustibles d’origine fossile (pétrole, gaz et charbon) dégagent du dioxyde de carbone (CO2) en brûlant ».
1958 : Charles David Keeling, scientifique américain, décèle l’effet des émissions de CO2 sur l’atmosphère. L’utilisation à outrance des énergies fossiles pendant le boom de l’après-guerre en est la cause.
1967 : Des scientifiques prévoient le réchauffement planétaire.
1979 : La première conférence mondiale sur le climat à Genève (Suisse).
1985 : À Vienne (Autriche) est signée une convention sur la protection de la couche d’ozone.
1988 : Le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Évolution du Climat (GIEC) est créé. Sa mission est le suivi scientifique des processus de réchauffement climatique.
1989-1990 : La deuxième conférence mondiale sur le climat à La Haye (Pays-Bas).
1992 : Le Sommet de la Terre à Rio de Janeiro (Brésil). Des chefs d’États adoptent l’Agenda 21, une liste de 2.500 recommandations d’action pour le 21ème siècle. « La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques est ouverte à la signature. Son objectif est de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre à un niveau qui empêche toute perturbation humaine dangereuse du système climatique. Après sa ratification par 50 États, la convention est entrée en vigueur le 21 mars 1994 ».
1995 : Le second rapport du GIEC. Il souligne « l’influence des activités humaines sur les changements climatiques et prévoit un réchauffement moyen de 1 à 3,5 degrés d’ici à 2100, ainsi qu’une augmentation du niveau de la mer de 15 à 95 centimètres ».
1996 : La deuxième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Genève. Des pays s’engagent à renforcer la lutte contre le réchauffement de la planète.
1997 : La troisième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Kyoto (Japon). Le Protocole de Kyoto est adopté. Des pays industrialisés promettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 5,2% en moyenne d’ici 2012.
1998 : La quatrième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Buenos Aires (Argentine). Il y a un affrontement entre les pays en développement et les pays industrialisés car ils sont les seuls à être concernés par le Protocole de Kyoto.
1999 : La cinquième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Bonn (Allemagne). Le débat est axé sur l’application du Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre.
2000 : La sixième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à La Haye. Elle se termine par un échec en ce qui concerne la mise en œuvre du Protocole de Kyoto.
2001 : G. W. Bush, alors président des États-Unis, affirme « son opposition au Protocole de Kyoto et renonce à la réglementation des émissions de gaz à effet de serre ».
- La septième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Marrakech (Maroc). Un comité ad hoc est créé. Des moyens financiers sont mis à disposition des pays en développement.
2002 : G. W. Bush propose un Programme alternatif. Il prévoit « des mesures d’incitations fiscales à l’investissement, l’utilisation d’équipements moins polluants, le développement de la recherche sur le climat et les technologies connexes » qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Les 15 États de l’Union européenne signent le Protocole de Kyoto.
Lors du Sommet du développement durable à Johannesburg (Afrique du Sud), le Canada et la Russie sont favorables à la signature du Protocole de Kyoto.
2003 : La neuvième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Milan (Italie). 120 pays ont déjà signé le Protocole de Kyoto.
2004 : La Russie signe le Protocole de Kyoto.
2005 : L’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto signé par 141 pays. Une première réunion de suivi est programmée pour cette année ainsi que la onzième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Montréal (Canada). Les règles de fonctionnement au Protocole de Kyoto sont définies et sa prolongation au-delà de 2012. Les Etats-Unis qui ne l’ont pas encore signé s’y associent.
L’année 2005 est classée la plus chaude.
2006 : La douzième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Nairobi (Kenya). Il est décidé la révision du Protocole de Kyoto à partir de 2008.
2007 : « Les scientifiques du Groupe d’experts des Nations Unies établissent la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique ».
- Le GIEC souligne que « le réchauffement en cours frappera toutes les régions du monde, mais prioritairement les pays en développement d’Afrique et d’Asie. Par ailleurs, au-delà de 2 à 3 degrés de hausse par rapport à 1990, ce réchauffement aura des impacts négatifs ».
- La signature de l’Accord de Montréal (Canada) sur l’élimination des substances chimiques appauvrissant la couche d’ozone.
- Al Gore — ancien vice-président américain et réalisateur du film documentaire “Une vérité qui dérange”, et le GIEC reçoivent le Prix Nobel de la Paix « pour leurs efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l’Homme ».
2008 : La quatorzième Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Poznam (Pologne). Un fonds d’aide aux pays menacés par les conséquences du réchauffement est créé.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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