Devant l’impasse des PEC, réunir la Conférence Territoriale de l’Action Publique
23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Information de l’Insee Réunion
10 juillet 2025, par

En 2019, les émissions de gaz à effet de serre générées sur place à La Réunion, que ce soit par les activités économiques ou les logements et véhicules des ménages, s’élèvent à 5,2 tonnes équivalent CO2 par personne.
La consommation locale se base principalement sur des biens et services importé, qui génèrent un volume d’émissions équivalent. L’empreinte carbone, qui intègre l’ensemble de ces émissions, est donc deux fois plus importante que les émissions locales et s’élève à 10,2 tonnes par personne.
L’empreinte carbone, rapportée à la population, est à niveau similaire de celui la France, malgré des émissions locales inférieures. En effet, les émissions liées aux exportations sont déduites de l’empreinte carbone, car elles modèrent fortement l’empreinte de l’Hexagone, davantage exportatrice. En revanche, elles ont peu d’impact sur l’empreinte de La Réunion, qui exporte peu.
En 2019, la production d’électricité à La Réunion se fait en majorité à base de charbon et de fioul lourd, et pèse donc deux fois plus sur l’empreinte carbone qu’au niveau national où l’électricité est surtout d’origine nucléaire, non émettrice de gaz à effet de serre.
En passant à une électricité 100% renouvelable, comme c’est quasiment le cas depuis 2024, les émissions à La Réunion seraient réduites de moitié et l’empreinte carbone d’un quart.
Une empreinte carbone deux fois plus importante que les émissions générées sur place
Mesurer les émissions de gaz à effet de serre à La Réunion contribue à évaluer la soutenabilité des choix économiques et des modes de vie du territoire, ainsi que les marges de progrès à l’échelle locale, selon Ludovic Besson de l’Insee Réunion.
Ce dernier a indiqué qu’il existe "deux approches sont possibles, apportant chacune un éclairage différent" :
- la production agrège l’ensemble des émissions générées sur un territoire, que ce soit par les activités économiques ou les logements et véhicules des ménages : en 2019, à La Réunion, elles s’élèvent à 4 520 milliers de tonnes équivalent CO2, soit 5,2 tonnes par personne (t/pers.)
- la consommation, dite aussi « empreinte carbone » , intègre les émissions générées par la production et le transport de tous les biens et services consommés par la population réunionnaise, qu’ils aient été fabriqués sur l’île ou à l’extérieur, que ce soit en Europe ou ailleurs dans le monde. Les émissions associées à ces produits importés sont aussi importantes que les émissions locales.
L’empreinte carbone est ainsi deux fois plus élevée que les émissions générées localement : elle est estimée à 8 750 milliers de tonnes équivalent CO2 en 2019 soit 10,2 tonnes par personne (figure 1).
La Réunion importe de nombreux biens et services dont la production génère des émissions de gaz à effet de serre au moment de leur fabrication en dehors de l’île et de leur acheminement, à hauteur de 5,3 tonnes par personne.
Ces importations recouvrent des biens et services directement utilisés à La Réunion (denrées alimentaires, habillement, bus, etc.) mais également des intrants destinés à fabriquer localement des produits (engrais, machines-outils, etc.). Ces produits sont très majoritairement consommés sur place, une petite partie est réexportée, et donc non comptabilisée dans l’empreinte (0,2 t/pers.). Cela correspond aux emballages plastique et cartons recyclés dans l’Hexagone ou en Inde. Les émissions associées aux importations destinées à la consommation locale sont intégrées dans l’empreinte carbone réunionnaise.
Concernant les émissions générées à La Réunion, elles proviennent pour les trois quarts de la production de biens et de services par les activités économiques locales (3,8 t/pers.). Ces émissions résultent en particulier de la production d’électricité à partir de fioul lourd et de charbon, fortement émetteurs de gaz à effet de serre, mais aussi du transport aérien ou de la mise en décharge des déchets.
Très peu d’émissions produites sur le territoire sont rattachées à des biens et services qui sont exportés (0,1 t/pers.), en lien avec la faiblesse structurelle des exportations de l’île. En effet, les exportations sont destinées à être consommées en dehors de l’île, les émissions engendrées par ces exportations ne sont pas comptabilisées dans l’empreinte carbone réunionnaise, mais réattribuées à celle des territoires de destination.
Les ménages réunionnais, émettent directement 1,3 tonne par personne. Leurs émissions sont principalement liées à la combustion de carburant de leurs voitures, mais aussi à l’usage de la climatisation, des réfrigérateurs et des congélateurs émetteurs de gaz fluorés qui contribuent à l’effet de serre, ainsi que la cuisson au gaz des aliments.
Une empreinte carbone équivalente, que l’on vive à La Réunion ou dans l’Hexagone, mais qui se décompose différemment
Rapportée à la population, l’empreinte carbone de La Réunion est du même ordre de grandeur que celle de la France en 2019 (10,3 t/pers.). Toutefois, elle se décompose différemment.
Les émissions générées à La Réunion sont plus faibles qu’en France (5,2 contre 6,9 t/pers.). En effet, la production des biens et services est moins importante et diversifiée que dans l’Hexagone.
En particulier, le secteur industriel, particulièrement émetteur de CO2, est moins développé sur l’île. Cependant, les émissions liées à la production d’électricité sont bien plus élevées sur l’île que dans l’Hexagone où le nucléaire permet de générer une électricité peu carbonée.
La branche « production et distribution d’électricité, de gaz et d’eau, assainissement, gestion des déchets et dépollution » émet ainsi localement 2,3 tonnes équivalent CO2 par personne contre 0,8 tonne en France.
Par ailleurs, les émissions directes des ménages sont plus faibles (1,3 contre 1,7 tonne). En effet, les émissions liées au logement sont plus importantes dans l’Hexagone, à cause du chauffage au gaz et au fioul. Quant aux émissions liées aux véhicules, elles sont équivalentes à La Réunion et dans l’Hexagone. Pourtant, les ménages réunionnais sont moins équipés en voiture que dans les régions hors Île-de-France :73% contre 85%.
Les émissions importées sont paradoxalement plus faibles à La Réunion (5,3 contre 7,7 t/pers. en France), alors que le territoire dépend fortement de ses importations. En fait, en France, un tiers du contenu carbone des produits importés est ensuite réexporté.
Ces émissions « importées réexportées » sont bien moindres à La Réunion (0,2 contre 2,1 t/pers.). C’est également le cas des émissions induites par les exportations de biens et services produits sur l’île (0,1 contre 2,2 t/pers.).
Au total, les émissions exportées, qu’elles soient importées ou produites sur place, sont très faibles sur l’île alors qu’elles sont importantes en France (0,3 contre 4,3 t/pers.). "Comme ces émissions exportées ne sont pas comptabilisées dans l’empreinte carbone, elles modèrent fortement l’empreinte française, alors qu’elles n’ont qu’un effet marginal sur celle de La Réunion", a écrit Ludovic Besson.
Une fois neutralisées ces émissions « importées réexportées », les importations ont une contribution similaire dans l’empreinte carbone à La Réunion et en France (5,1 contre 5,4 t/pers.). Les niveaux de vie bien plus faibles dans l’île, qui limitent la consommation des ménages, compensent entre autres facteurs le surcroît d’émissions dû à l’isolement géographique.
L’Hexagone importe en partie de pays européens proches, alors que La Réunion importe peu depuis la zone océan Indien. De plus, La Réunion importe davantage de produits peu émetteurs de gaz à effet de serre que l’Hexagone (produits alimentaires notamment), alors que les produits émettant beaucoup – smartphones, acier par exemple – sont largement importés dans un cas, comme dans l’autre.
Le passage à une électricité 100 % renouvelable diminuerait de moitié les émissions locales et d’un quart l’empreinte carbone
En 2019, les énergies renouvelables (bagasse, hydraulique, photovoltaïque, éolienne) assurent un tiers de la production électrique locale. En 2024, La Réunion a finalisé sa transition vers une électricité quasi intégralement d’origine renouvelable.
Les centrales de Bois-Rouge et du Gol remplacent dorénavant le charbon importé d’Afrique du Sud par les pellets de bois en provenance notamment d’Amérique du Nord et d’Australie, en alternance avec la bagasse (déchets de la canne), et, dans une moindre mesure, d’autres biomasses locales.
La centrale du Port substitue le fioul lourd transitant par les Émirats Arabes Unis au profit du biodiesel principalement produit à partir de cultures de colza européennes.
La combustion de ces énergies renouvelables pour produire de l’électricité est considérée comme non émettrice de gaz à effet de serre, conformément à la réglementation européenne : elle est en effet compensée par la captation de CO2 assurée par de nouvelles plantations. Les émissions liées à leur transport et à leur extraction sont en revanche intégrées dans l’empreinte carbone.
En 2019, les émissions de la production d’électricité issues des combustibles fossiles s’élevaient à 2 050 milliers de tonnes équivalent CO2. Si la production électrique avait été 100% renouvelable, ces émissions ne seraient pas comptabilisées, ce qui diminuerait de moitié les émissions produites localement : elles passeraient de 5,2 à 2,9 tonnes par personne. L’impact sur l’empreinte carbone serait quant à elle plus modéré : elle diminuerait de 10,2 à 7,7 tonnes par personne, soit une réduction d’un quart par rapport à la situation observée.
Avec des émissions liées à la production d’électricité comparables à celle de l’Hexagone, l’empreinte réunionnaise en 2019 aurait été bien inférieure à celle de la France, en lien avec un niveau de vie plus faible de la population.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Mézami lo ralé-poussé dsi lo fran CFA i dir dopi kék zané déza. Dann plizyèr péi l’afrik bann nouvèl zénérassion i komanss bouj dann brankar pou (…)
In kozman pou la rout
Résultat de la stratégie de Tereos océan Indien
Confirmation : le capitalisme à l’origine de la crise climatique
Effets de la sécheresse, du gaspillage et des fuites dans les canalisations
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026