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4 juin, parNos peines
Ville pionnière pour le développement durable
18 février 2009

« La capitale des énergies renouvelables » a reçu hier une Marianne d’Or, distinction nationale spéciale Grenelle de l’Environnement. Sainte-Rose fait ainsi la fierté de La Réunion pour sa capacité à relever le défi de l’autonomie énergétique et du développement durable.
La Ville de Saint-Rose a reçu hier une distinction nationale. La Marianne d’Or, concours national des villes et villages de France, récompense depuis 25 ans les élus pour leurs actions exemplaires dans les collectivités. Cette année, sur 3.000 candidatures, 26 élus ont reçu une Marianne d’Or spéciale Grenelle de l’Environnement. Sainte-Rose est la seule commune outre-mer à avoir été primée pour sa capacité à mobiliser les énergies renouvelables.
Emu, Bruno Mamindy-Pajany, le maire de Sainte-Rose, a reçu la Marianne d’Or des mains du secrétaire général du concours, Alain Trampoglieri. « Un grand moment républicain, selon ce dernier, pour saluer le travail d’une commune avec tous les acteurs » : Région, Département, EDF, Etat et bien sûr la population.
« Nous ne sommes pas des gardiens volcan »
« Sainte-Rose a été oubliée pendant des années, elle était enclavée. Aujourd’hui, nous devons réfléchir à ce qui, hier, était un handicap pour devenir une force », a déclaré le maire à ses administrés. Le chômage, le manque de logements, l’enclavement sont des réalités pour Sainte-Rose, et la valorisation du territoire grâce aux énergies renouvelables et à l’environnement redonne un nouveau souffle à la commune. « Nous ne sommes pas des gardiens volcan », a lancé Bruno Mamindy-Pajany.
Si à La Réunion, 37% de l’électricité est produite grâce aux énergies renouvelables, la commune de Sainte-Rose peut se vanter d’être alimentée par de l’électricité produite à 50% par ces énergies.
Et le territoire regorge de potentialité. Sainte-Rose est « la capitale des énergies renouvelables », avec la centrale qui produit 65% de l’énergie hydroélectrique de l’île, la première ferme éolienne de l’île, la construction de la première ferme solaire en France. Les projets ne manquent pas, comme la valorisation de l’eau froide profonde, pour l’eau douce, l’eau minérale, la climatisation, l’agriculture, l’aquaculture et la culture d’algues afin de produire du biodiesel. Ou encore la valorisation de l’énergie thermique de la mer pour produire de l’électricité. Quant à la géothermie, des essais avaient eu lieu en 1980 dans le Grand-Brûlé, et pourraient reprendre à la Plaine-des-Sables.
La commune n’est pas en reste pour la protection de l’environnement. Territoire pilote pour la lutte contre la vigne marronne, valorisation des déchets organiques (déchets verts, restes de cantines, boue de station dépuration, effluents d’élevage) pour de l’engrais, plantation d’espèces indigènes à la place de l’ancienne décharge du Grand-Brûlé, station de compostage et déchetterie, protection des 1.500 hectares de forêt au sein de l’espace naturel sensible de Bois-Blanc, création d’une Maison du Territoire, puisque 75% de la commune (hors zone d’adhésion) se trouvent dans le Parc National...
Sainte-Rose est ainsi la deuxième ville réunionnaise à obtenir une Marianne d’Or, après Saint-Denis en 2007.
Edith Poulbassia
Nos peines
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