Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
22 août 2008

L’établissement bancaire Dexia AM a publié le 9 juillet l’étude intitulée “L’eau : un défi humanitaire et économique”. Un tiers de la population mondiale vit dans des pays confrontés à un important stress hydrique, c’est-à-dire lorsque l’approvisionnement annuel en eau est inférieur à 1.700 m3 par personne, explique l’étude.
Même si l’accès à l’eau pure et à l’assainissement s’est amélioré, plus de 1,1 milliard de personnes n’avaient pas accès à l’eau pure en 2002 et elles étaient 2,6 milliards à ne pas accéder à un assainissement amélioré, selon le rapport GEO4 de l’UNEP cité dans l’étude. Près de 1,2 milliard de personnes vivent dans des régions soumises à une pression sur les ressources en eau et 500 millions dans des régions qui devraient bientôt être confrontées à cette situation. 1,5 milliard de personnes sont également privées d’accès à l’eau potable en raison d’un manque d’investissements en matière d’infrastructures.
« Le “triangle de la soif”, situé entre Gibraltar, Jakarta et Le Cap, représente 30% de la population du globe, mais 8% seulement des ressources mondiales en eau », ajoute Dexia. La Chine, avec à peu près 21% de la population mondiale, possède environ 7% de l’approvisionnement mondial en eau renouvelable.
La problématique de l’eau constitue clairement un défi tant économique qu’humanitaire de tout premier plan
- Dexia AM
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D’après Dexia, si les tendances actuelles se poursuivent, 1,8 milliard de personnes vivront dans des pays ou des régions en pleine pénurie d’eau à l’horizon 2025 tandis que les deux tiers de la population mondiale pourraient être confrontés à un stress hydrique.
556 milliards de dollars par an ou 1% du PIB
Par ailleurs, l’offre et la demande d’eau douce seraient “complètement déséquilibrées”. « Du fait de la croissance de la population mondiale et de l’expansion industrielle, la demande en eau continue à grimper sur toute la planète, alors que, dans le même temps, l’offre mondiale d’eau douce se contracte en raison notamment de la pollution et du changement climatique », explique Dexia.
Selon l’étude, le manque d’eau pure et d’un assainissement minimal soustraient au moins 556 milliards de dollars par an au potentiel de croissance économique mondiale, soit 1% du PIB mondial, d’après l’OMS. Le manque d’eau agirait déjà comme une contrainte sur la croissance dans de nombreux pays, comme en Chine.
« La problématique de l’eau constitue clairement un défi tant économique qu’humanitaire de tout premier plan », souligne Dexia. L’étude cite le secteur Food, Beverage & Tobacco (FB&T) qui figure parmi ceux les plus touchés par la problématique de l’eau. « L’eau est en effet un ingrédient essentiel dans la production de boissons. Elle est également utilisée pour le lavage, l’extraction par ébullition et les activités de refroidissement dans l’agroalimentaire ».
Du fait de la pression sur les ressources d’eau douce, les entreprises devront exercer leurs activités différemment, explique l’étude : « certaines s’illustrent d’ores et déjà par leur gestion de l’eau ou proposent des solutions durables à cette problématique ».
R. Boughriet
Nos peines
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