Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Risque de pénurie d’eau dès la fin de la saison des pluies
21 avril, par

La crise de l’eau à La Réunion ne s’explique pas seulement par le manque de pluie, mais par un modèle de consommation inadapté. Avec 180 litres d’eau potable utilisés par jour et par personne pour des besoins essentiels estimés à 2 litres, le gaspillage est massif. À cela s’ajoutent des pertes de 35 % dans les réseaux. Ce système montre ses limites d’un système importé d’Occident et appelle une remise en cause profonde pour préserver durablement la ressource.
Alors que la saison des pluies constitue habituellement une période clé pour reconstituer les réserves, La Réunion connaît depuis le début de l’année un déficit pluviométrique marqué. Depuis janvier, les précipitations sont insuffisantes, avec des conséquences déjà visibles : baisse des débits des rivières dans le Nord et l’Est, recul des nappes souterraines et affaiblissement des réserves bien plus tôt que prévu.
La situation inquiète. L’Office de l’eau estime que si ce manque de pluie se prolonge, des tensions pourraient apparaître rapidement, notamment dans l’Ouest. La nappe du Port se recharge trop lentement, tandis que des intrusions d’eau salée sont déjà observées, signe d’un déséquilibre inquiétant.
Face à ces informations, l’Etat a placé l’ensemble du territoire en vigilance, avec des mesures plus strictes dans l’Ouest. Mais au-delà de l’alerte climatique, cette crise révèle surtout les limites d’un modèle de consommation profondément inadapté.
Les besoins vitaux d’un être humain sont estimés à environ 2 litres d’eau potable par jour. Pourtant, à La Réunion, la consommation moyenne atteint près de 180 litres quotidiens par personne. Autrement dit, l’immense majorité de cette eau potable — environ 178 litres — est utilisée pour des usages qui ne sont pas essentiels : toilettes, nettoyage, arrosage ou remplissage de piscines. Dans une société colonisée, le gaspillage est un signe extérieur de richesse…
Ce décalage n’est pas anodin. Il résulte d’un système où l’eau potable est distribuée en abondance dans les habitations, sans distinction selon les usages. Ce système, basé sur la vente de volumes, tend à banaliser le gaspillage plutôt qu’à encourager la sobriété. Dans ce cadre, la consommation élevée devient non seulement une habitude, mais aussi un élément central du fonctionnement économique du secteur.
À cela s’ajoute une réalité préoccupante : près de 35 % de l’eau produite disparaît dans les réseaux avant même d’arriver au robinet, en raison de fuites. Une perte considérable, qui aggrave encore la pression sur une ressource déjà fragilisée.
Ce modèle montre aujourd’hui ses limites. Car pendant que des centaines de millions d’euros sont investis dans des infrastructures de production et de traitement de l’eau — financées par les usagers et les fonds français et européens —, une grande partie de cette eau est utilisée de manière peu rationnelle, puis rejetée en mer après traitement.
Si le déficit de pluie se poursuit, la situation pourrait rapidement se dégrader. Mais la réponse ne peut pas être uniquement climatique ou ponctuelle. Elle doit aussi être structurelle.
Réduire le gaspillage, imposer des quotas journaliers de consommation : 20 litres d’eau par personne, adapter les usages à la réalité des besoins, développer des alternatives comme la récupération des eaux de pluie : autant de pistes qui posent une question essentielle. Dans une île aux ressources limitées, l’eau doit-elle continuer à être consommée comme un produit ordinaire, ou être enfin reconnue comme un bien commun à préserver ?
M.M.
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Messages
21 avril, 20:14, par Arthur
180 litres/jour, c’est beaucoup, pour s’imaginer mis en bouteille, d’un litre, cela fait une très longue file ! L’eau c’est la vie et on la gaspille, dans les tuyaux, les fuites, les vols, la vapeur qui sort des marmites, ce qui est lié au passage à un autre gaspillage, celui de l’énergie. Sans oublier les piscines dont certains osent se vanter qu’ils l’ont et qui ne s’en servent pas, au lieu d’en faire profiter leur famille, leur voisin, quels égoistes !!! Le réchauffement climatique nous concerne tous, où que l’on soit. A Mayotte, on a importé de l’eau et personne n’a pensé ou voulu raconté ce que l’on a fait là bas une fois les bouteilles en plastiques étaient bues. Le basculement des eaux, via un forage de l’Est vers l’Ouest de l’ile, devait solutionner le problème, au départ, on entendait dire que c’était pour l’agriculture. Quelle est la part d’eau véritablement employée pour irriguer les terres ? Avec le projet de retour du train reliant Ste Rose à St joseph, électrique cette fois, j’espère que l’on pensera à importer des wagons citernes ! La SNCF en a plein, un wagon comme on dit familièrement. La Réunion en aura besoin, c’est sur, en espérant que les pluies soient présentes, ce qui n’est hélas pas garanti, il y a qu’à revoir le JT d’Antenne Réunion de 19H de ce mardi 21 Avril. Bonne douche Arthur.
21 avril, 20:15, par Arthur
180 litres/jour, c’est beaucoup, pour s’imaginer mis en bouteille, d’un litre, cela fait une très longue file ! L’eau c’est la vie et on la gaspille, dans les tuyaux, les fuites, les vols, la vapeur qui sort des marmites, ce qui est lié au passage à un autre gaspillage, celui de l’énergie. Sans oublier les piscines dont certains osent se vanter qu’ils l’ont et qui ne s’en servent pas, au lieu d’en faire profiter leur famille, leur voisin, quels égoistes !!! Le réchauffement climatique nous concerne tous, où que l’on soit. A Mayotte, on a importé de l’eau et personne n’a pensé ou voulu raconté ce que l’on a fait là bas une fois les bouteilles en plastiques étaient bues. Le basculement des eaux, via un forage de l’Est vers l’Ouest de l’ile, devait solutionner le problème, au départ, on entendait dire que c’était pour l’agriculture. Quelle est la part d’eau véritablement employée pour irriguer les terres ? Avec le projet de retour du train reliant Ste Rose à St joseph, électrique cette fois, j’espère que l’on pensera à importer des wagons citernes ! La SNCF en a plein, un wagon comme on dit familièrement. La Réunion en aura besoin, c’est sur, en espérant que les pluies soient présentes, ce qui n’est hélas pas garanti, il y a qu’à revoir le JT d’Antenne Réunion de 19H de ce mardi 21 Avril. Bonne douche Arthur.