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Conséquence de la sécheresse et des incendies en Russie
14 août 2010, par

La sécheresse, due à la pire canicule du pays, a détruit près d’un quart de la récolte céréalière de l’année en Russie. Cette situation met certains agriculteurs au bord de la faillite, a indiqué jeudi 12 août, le président russe Dimitri Medvedev. Le gouvernement a tenu à indiquer qu’il tenterait de trouver des solutions, pour soutenir les agriculteurs.
Le gouvernement russe estime à 43,6 millions d’hectares, la superficie cultivée cette année en Russie. Les incendies devraient aggraver la situation, car le feu se propage sur une bonne partie du territoire russe.
Troisième exportateur mondial de blé, la Russie a gelé ses exportations, et l’embargo sur les exportations de blé qui en découle avaient mené à une hausse des cours de près de 70% par rapport à juin.
La Russie prévoit une récolte de 60/65 millions de tonnes de céréales, contre 90 millions de tonnes habituellement. Ceci devrait infliger une perte de 26,1 milliards de roubles (64 millions d’euros) aux 18 régions agricoles de Russie.
Hausse du prix
Le prix de l’épi s’est élevé à 232 euros la tonne, jeudi 12 août, pour se stabiliser autour de 210 euros, mais le prix risque de grimper. L’annonce du gel des exportations par le gouvernement Russe a fait flamber le court du blé sur les marchés internationaux, car la Russie fournit environ 8% de la production de blé de la planète.
Les prévisions pour les producteurs russes sont préoccupantes, cependant, les États-Unis s’en sortent bien, car ils pourront vendre leurs excédents, a indiqué mercredi 11 août, le secrétaire américain à l’Agriculture, Tom Vilsack. Ce dernier a été jusqu’à se réjouir de la situation, « il est évident que c’est une bonne occasion pour nous et que nous allons en profiter ».
Marc Tarabella, eurodéputé et membre de la commission agriculture a constaté dans un communiqué diffusé, vendredi 13 août que « le prix du blé a presque doublé en un mois. Il y a plusieurs raisons, selon lui : la sécheresse, les incendies en Russie, mais aussi les spéculations financières autour du blé qui ont doublé en à peine une semaine ». L’eurodéputé a ajouté que « certains spéculateurs ont décidé de parier sur une pénurie de blé qui n’existe pas ! ». Le blé coûte aujourd’hui 80% plus cher qu’il y a un mois.
Malgré des prévisions en baisse, les États-Unis et l’Union européenne restent optimistes, et ne pensent pas qu’il y aura de pénurie du blé.
Céline Tabou
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