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Sommet des jeunes pour le climat à l’ONU
22 septembre 2019

Des centaines de jeunes délégués de cinq continents ont participé le 21 septembre à un sommet sur le climat à l’ONU à New York, où une soixantaine de dirigeants mondiaux sont attendus le 23 septembre pour renforcer l’accord de Paris de 2015.
Ces deux rendez-vous climat se tiennent en parallèle des manifestations massives des 20 et 21 septembre dans plus de 160 pays. Entre la grève de l’école coordonnée mondialement et la marche pour le climat, tous les yeux étaient tournés vers la question climatique.
La grève des écoles a rassemble près de quatre millions de personnes dans les rues. Une première dans l’histoire du militantisme écologique, qui devrait se poursuivre vendredi 27 septembre, avec une autre grève mondiale géante.
Les quelque 500 jeunes participants du Sommet des jeunes pour le climat étaient des directeurs d’associations, des leaders étudiants, des journalistes citoyens ou des créateurs d’entreprises vertes. Ils ont répété toute la journée aux dirigeants mondiaux face à eux : « agissez car nous sommes les plus menacés ».
Bruno Rodriguez, leader étudiant argentin, a fustigé dans son discours d’ouverture que « le climat et la crise écologique sont la crise politique de notre époque ».
« On entend souvent que notre génération devra résoudre les problèmes créés par les dirigeants actuels, mais nous n’attendrons pas passivement de devenir cet avenir", a assuré ce dernier, ajoutant que « le temps est venu que nous soyons leaders ».
De son côté, la Suédoise Greta Thunberg, idole de ce mouvement sans chefs des "Fridays for Future", a déclaré que « les jeunes ne pourront pas être arrêtés ». Les grèves font passer le mouvement climatique dans "une nouvelle ère", a jugé l’Américaine Katie Eder en conclusion de la journée.
L’objectif de ces jeunes délégués était de transformer en propositions concrètes les slogans scandés dans toutes les langues. D’autant que pour la majorité des délégués, les dirigeants passés et actuels sont responsables de la dégradation de la situation.
Ils veulent désormais des actions concrètes et non des promesses. Un avis partagé par Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, qui a convoqué un sommet spécial le 23 septembre avec une soixantaine de chefs d’Etats et de gouvernements attendus pour présenter des plans concrets de réduction des émissions des gaz à effet de serre révisés à la hausse.
"Nous sommes toujours en train de perdre la course, nous continuons à subventionner les énergies fossiles et il y a encore des centrales au charbon", a estimé Antonio Guterres. "Mais la dynamique est en train de changer", a assuré ce dernier.
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