Environnement

Après la fin des paillotes, vers la fin des voitures à l’Ermitage

J.B. / 27 décembre 2018

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Cette année, plusieurs groupes ont accentué la mobilisation contre les restaurants de plage installés sur le domaine public. Ceci a amené à ne pas renouveler les autorisations d’occupation temporaire accordées à ces établissements. En conséquence, ils ont fermés ou ont été obligés de le faire sous la pression de la force publique. Les installations qui n’étaient pas démontées ont alors été rasée par un bulldozer. La plage a donc retrouvé son visage d’il y a quelques décennies, mais avec une exception notable : l’érosion a fait son œuvre, et ce n’est pas la faute uniquement aux restaurants de plage.

La présence de nombreuses personnes chaque semaine dans cette zone littorale a créé une forte pression sur l’environnement. Et cela d’autant plus que la plupart de ces usagers de la plage viennent avec leur véhicule personnel à quelques dizaines de mètres de la mer, soit sur l’arrière plage, une zone naturelle sensible.

C’est sans doute pour aller au bout du raisonnement qui a été utilisé pour justifier la démolition des paillottes, que la Mairie de Saint-Paul envisage d’interdire le parking des voitures à proximité de la plage. Si cette mesure était appliquée, alors cela voudrait dire que pour un automobiliste, il sera nécessaire de marcher plusieurs centaines de mètres depuis son véhicule pour se rendre à la plage. Cette perspective n’enchante guère quelques uns. Sans doute parmi les mécontents se trouvent des membres des groupes anti-paillottes. Ils sont maintenant face à leurs responsabilités car ils ont initié un mouvement qui leur échappe désormais.

A ce niveau, c’est donc l’accès à la plage qui doit être repensé. Cela peut être l’occasion de promouvoir le développement des transports collectifs dans cette région de La Réunion. Cela doit passer par l’utilisation d’un moyen cadencé, capable de se substituer aux centaines d’automobiles qui encombrent l’arrière plage qui sera transformée en zone piétonne. C’est donc une nouvelle étape qui commence pour le réaménagement du littoral de La Réunion, avec une autre manière d’y accéder.

J.B.