Environnement

Attaque de requin à Saint-Leu : un surfeur décède

Nouveau rappel à la prudence

Témoignages.re / 10 mai 2019

Hier, un surfeur est décédé à la suite de l’attaque d’un requin à Saint-Leu dans l’Ouest de La Réunion. La préfecture explique les circonstances de ce drame, les mesures prises et rappelle que la prudence est plus que jamais nécessaire lors d’activités dans la mer, surtout pendant les vacances scolaires :

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Ce nouvel accident rappelle le risque de pratiquer le surf à Saint-Leu, quand le soleil commence à se coucher et que la visibilité diminue.

Jeudi après-midi vers 17h, un jeune homme pratiquant le surf est décédé des suites d’une attaque de requin à Saint-Leu, au niveau du spot de la tortue.

A 16h26, le centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage de La Réunion (CROSS) a été alerté d’une possible attaque de requin à Saint-Leu par le centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS). Celui-ci a été avisé par un témoin qu’un surfeur aurait disparu de la surface de l’eau et que seule sa planche était visible depuis le rivage.

Des moyens importants de secours ont alors immédiatement été engagés : la section nautique du SDIS, un équipage du service médical d’urgence et de réanimation, la section aérienne de la gendarmerie (SAG), 15 gendarmes et 3 policiers municipaux.

Sortie de l’eau par la brigade nautique du SDIS , la victime présentait de profondes blessures. Malgré l’intervention des secours, elle n’a pu être réanimée.

Olivier Tainturier, sous-préfet de Saint-Paul, s’est rendu sur place avec des agents du centre de ressources et d’appui pour la réduction du risque requin (CRA). Une équipe de la cellule d’urgence médico-psychologique a été dépêchée pour le soutien des personnes présentes au moment du drame.

La procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de réduction du risque requin est activée par le préfet de La Réunion. Ce dispositif, qui prévoit la réalisation d’opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l’attaque pour une durée de 72 heures, sera mis en œuvre par le CRA, dès que les conditions de mer le permettront.

La Réunion étant exposée au risque requin, un arrêté préfectoral est en vigueur afin d’interdire les activités les plus exposées, dans la bande des 300 mètres du littoral, sauf dans le lagon et, en dehors du lagon, dans les zones surveillées définies par arrêté municipal et lorsque celles-ci sont opérationnelles. Le respect de cette mesure est essentiel pour préserver la sécurité des usagers de la mer et limiter les risques d’accident.

Amaury de Saint-Quentin, préfet de La Réunion, fait part de son émotion face à ce drame. Il rappelle la nécessité de respecter la réglementation en vigueur et en appelle à la responsabilité de tous.



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  • Bonjour je témoigne en tant qu’ancienne surfeuse de la cote ouest réunionnaise. Pendant 17 ans j’ai surfé les roches noires chaque we. Je n’ai jamais vu un requin, ni eu connaissance d’attaques sur la cote ouest, en plein jour, sans qu’il n’y ai eu de fortes pluies la veille. Par contre, vers les années 2000 je croisais de plus en plus de restes de poissons flottant en surface (ce spot se situe près d’un port, en est-ce l’origine ?)

    Suite aux attaques de 2011,2012,2013 et suite à des accusations envers les autorités "de ne rien faire", un arrêté préfectoral à été pris et reconduit régulièrement : dire que nous sommes actuellement sous le coup d’un arrêté est mensonger par omission, cela fait 5 ans qu’il est interdit de surfer à la Réunion, interdit de se baigner et de faire du palme masque et tuba en dehors du petit lagon ! A titre de comparaison c’est comme si on n’autorisait qu’une station de ski dans les alpes, qu’on la choisissait en plaine, qu’on fermait toutes les autres.
    Dire que la mer était mauvaise hier est mensonger aussi, la mer était houleuse et un surfeur ne peu pas surfer pas mer plate vous en conviendrez…
    Dire que l’hiver austral est la période à risque est faux, la dernière attaque sur cette commune de st Leu remonte à février 2017 donc en plein été austral.

    Dire que les autorités ne font rien ne semble pas vrai non plus, mais les tentatives de sécurisation sont infructueuses, sauf pour le pole espoir surveillé par des vigies (apnéistes), un drone, une équipe en zodiac, par mer limpide, et petites vagues. Depuis quelques temps, ce type de surveillance est ouvert à tout licencié, et pour ceux qui sont très disponibles (le jour où on vous annonce que les conditions sont favorables, souvent la veille, voir le matin même) il est ainsi possible de surfer encadré.

    Les autres surfeurs et baigneurs, deviennent des délinquants puisque c’est interdit, il y a eu des amendes et du matériel confisqué, des gendarmes au bord de l’eau pour empêcher les amateurs de couché de soleil d’aller se baigner !merveilleuse vision pour le tourisme en passant ...
    Mais les surfeurs délinquants sont aussi les cobayes pour le test des répulsifs embarqués, répulsifs également en test scientifiquement par le CRA(centre d’appui et de réduction du risque requin)...

    La pêche préventive est en cours également, détractée par certains puisqu’il s’agit de placer des appâts sur des hameçons à balise connectée, certains disent qu’ils attirent les requins trop près des spots de surf (interdits).
    Les prises y font l’objet d’un contrôle avec video : tout ce qui est vivant et n’est ni requin bouledogue ni requin tigre doit être relaché.

    Je finirai simplement en présentant mes condoléances à la famille de ce jeune homme, et en demandant à tout un chacun d’avoir l’intelligence de se renseigner avant de commenter, mais bien sûr de me corriger si mes informations sont faussées quelque part.

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