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4 juin, parNos peines
Sauvetage sur le site hydraulique de Takamaka
26 août 2006

Les agents EDF assurent depuis des années le bon fonctionnement des installations souterraines de productions hydrauliques de Takamaka, sans même que les conditions ne soient réunies pour venir à leurs secours en cas d’incident à 300 mètres de profondeur. La revendication des agents a finalement été entendue : hier, une simulation a permis de démontrer qu’un aménagement de l’issue de secours s’imposait.
L’aménagement hydroélectrique de Takamaka est composé de 2 centrales souterraines qui turbinent l’eau de la Rivière des Marsouins : Takamaka 1 mise en service en 1969 et Takamaka 2 opérationnelle en 1990. Télécommandées de Saint-Denis, les installations font toutefois l’objet de visites quotidiennes de la part des 45 agents EDF du Groupement Hydraulique de Saint-Benoît qui travaillent en alternance sur le réseau. Depuis des années, les agents EDF habilités mécaniciens, électriciens, informaticiens assurent le bon fonctionnement de ces aménagements souterrains, difficiles d’accès sans même que les conditions de secours ne soient réunies.
Issue de secours à aménager
La simulation engagée hier matin par EDF et le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM) a démontré que “la galerie malgache”, voie d’accès pour la construction de l’usine souterraine réhabilitée en issue de secours, n’était pas opérationnelle. "Nous avons constaté que l’évacuation demandait énormément de temps et qu’il y avait beaucoup de contraintes", explique Michelle Payet, chargée de mission sécurité au Groupement Hydraulique de Saint-Benoît. La galerie sera donc aménagée en véritable issue de secours, et dès la fin des travaux prévue l’année prochaine, un nouvel exercice sera conduit.
"Depuis très longtemps, les agents demandent que ce type de simulation soit réalisé, précise Patrice Atchicanon, agent EDF du GHS. En cas de blessé grave à 300 mètres sous terre, d’incendie voire d’inondation dans le pire des cas, on ne peut plus utiliser l’ascenseur qui nous permet d’accéder au site, mais on est obligé de passer par la galerie qui a besoin d’être aménagée pour améliorer le secours et l’intervention de l’hélicoptère". Cet exercice a permis au GHS et au PGHM de mesurer la nécessité d’un travail conjoint pour évaluer les mesures de secours à déployer et la coordination à mettre une place.
D’autres sites isolés, comme l’usine de production de Sainte-Rose, mériteraient d’accueillir de tels exercices. Michelle Payet répond que le secours sur ce site dépend des pompiers et que rien n’y est prévu, alors que Patrice Atchicanon est sûr que cela "va se faire". Ces conditions extrêmes d’interventions techniques ne nécessitent aucun module de formation particulier. Les agents doivent maîtriser les premiers gestes de secourisme, les consignes de sécurité au niveau du site et ne jamais descendre seul. Aucune prime de risque ne leur est attribuée.
S. L.
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