La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Grâce à La Réunion, des richesses minières considérables pour la République
6 septembre 2012

Paul Vergès dit souvent qu’en politique, le plus dur, déconcertant parfois, c’est le temps séparant une vision innovante de son application.
De mémoire, l’idée de l’application des nodules polymétalliques remonte à 1969.
Constamment réaffirmée dans diverses publications du PCR : thèses du congrès de juillet 1972, Cahiers de La Réunion, plan de Survie, plan de l’Autonomie, etc. Cette réalité de la richesse apportée à la collectivité par les DOM (ces danseuses de la France lui coûtant bien plus qu’elles ne lui rapportent ! Thèse giscardienne reprise en 1986 pour dénier aux Domiens leur droit à l’Égalité) a fini par être reconnue par ceux-là mêmes qui la niaient. Au terme d’une controverse à propos du "cadeau" fait aux DOM par la défiscalisation, Bernard Pons dut publiquement reconnaître le caractère exceptionnel et d’avenir apporté à la collectivité par les DOM.
Cette reconnaissance gouvernementale est longtemps restée sans suite tant il y a dans notre île de personnalités politiques estimant dangereux de reconnaître que La Réunion et les autres DOM apporteraient autant sinon bien plus à la République que ses gouvernants consentent pour leur développement.
1969-2012 : 43 ans pour imposer une idée … combien de temps encore pour qu’elle soit mise en pratique et que les DOM perçoivent en retour leur juste part ?
Jean Saint-Marc
| Un article de la "Tribune" confirme une idée vieille de 43 ans « France : et si la croissance dormait au fond des océans » ? Grâce à sa très vaste zone économique exclusive (ZEE), la France pourrait potentiellement devenir dans les dix à vingt prochaines une puissance pétrolière, gazière et minière. Mais elle n’est pas le seul pays à lorgner toutes les richesses en hydrocarbures et minérales qui dorment au fond des océans. La Chine est déjà très agressive. Et c’est déjà la course aux permis d’exploration dans les eaux internationales. On ne le sait que trop peu... La France dispose de la deuxième zone économique exclusive (ZEE) derrière les États-Unis avec 11 millions de kilomètres carrés, dont 90% dans les départements et collectivités d’outre-mer (Dom-Com), souvent des îlots du bout du monde où la marine nationale patrouille de moins en moins faute de crédits. Et alors ? C’est peut-être du fond des océans (71% de la planète) que la France va devenir une grande puissance pétrolière, gazière et minière, dont les fameuses terres rares, dans les dix à vingt prochaines années, à l’image des découvertes récentes de pétrole au large de la Guyane. C’est peut-être également des grands fonds océaniques que la France trouvera enfin une croissance durable. "Nous sommes très confiants dans l’avenir court terme de l’exploitation minière sous-marine par grande profondeur", avait expliqué au début de l’année lors d’un colloque organisé par le Centre d’études supérieures de la Marine le vice-président de Technip Subsea Innovation Management, Jean-Pascal Biaggi. D’autant que la France, grâce à des groupes tels que Technip ou des organismes comme l’Ifremer, dispose d’une réelle expertise scientifique et industrielle pour l’exploration des fonds sous-marins. La France peut également espérer de ressources minérales profondes, notamment les métaux rares comme le neodyme (Nd) qui sert à faire des aimants pour les éoliennes. Mais pas seulement. Au fond des océans, on trouve des nodules polymétalliques, riches en nickel, cuivre, zinc et manganèse. La France a d’ailleurs déposé des permis dans le Pacifique. Et elle est également très intéressée par les encroûtements cobaltifères (cobalt, nickel, platine et manganèse), dont les plus riches dans la ZEE française sont localisées en Polynésie. On y trouve également des métaux critiques (terres rares). Outre l’indium et le germanium, la France pourrait exploiter des gisements de cadmium, antimoine, mercure, sélénium, molybdène et bismuth. "La course vers les métaux rares recouvre des enjeux économiques et géopolitiques", confirme Pierre Cochonat. Et d’estimer que "c’est un enjeu très important pour le positionnement international des équipes scientifiques et des groupes miniers français, avec des enjeux juridiques derrière les demandes de permis dans les zones économiques ou dans les eaux internationales. Ces métaux rares sont stratégiques". Car ils sont utilisés dans de nombreuses nouvelles technologies, y compris les énergies renouvelables. C’est ce que confirmait le chef d’état-major de la marine, l’amiral Bernard Rogel : "c’est une richesse qu’il nous faut exploiter mais aussi protéger car on ne peut plus aujourd’hui se désintéresser de ce potentiel immense". |
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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