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4 juin, parNos peines
Un projet innovant à La Réunion
6 août 2021

Première intercommunalité à s’engager dans la valorisation des déchets alimentaires et donc biodégradables, la CINOR poursuit depuis mars 2021 la distribution des bacs dédiés auprès des habitants de Saint-Denis et, parallèlement, a commencé à engager cette collecte des bio déchets.
En parallèle avec le bac marron, la CINOR sensibilise les familles et leur remet un petit bac vert et un lot de contenants bio dégradables à placer dans leur cuisine.
Ce déploiement des bacs a débuté sur le centre-ville de Saint-Denis et progressivement vers les quartiers et ce depuis mars 2021. A ce jour, ce sont plus de 8 200 bacs et accessoires qui ont été livrés aux foyers dionysiens.
Des bacs qui sont vidés deux fois par semaine en même temps que la collecte des bacs gris.Nombre de bacs commandés
30 000 bacs individuels ont été commandés pour autant de foyers individuels recensés sur Saint-Denis pour un coût de 1.4 million d’euros TTC.
Concernant la remarque liée au fait que ces contenants de biodéchets, en matière plastique, soient exposés au vandalisme, il faut savoir que ce sont les seuls de ce type vendus sur le marché.Par ailleurs, un clip en caoutchouc équipe le couvercle des bacs marrons des administrés afin d’éviter les déversements de biodéchets au sol.
Depuis le démarrage de cette nouvelle collecte, il est confirmé une montée en charge du tonnage de biodéchets. A ce jour, la CINOR comptabilisons 20 tonnes/mois pour 8 200 foyers desservis. Soit 13.6 kg/hab/an.
Pour rappel, l’objectif initial est fixé à 40kg/hab/an pour un tonnage total sur St Denis de 2 000 tonnes la première année. Soit une moyenne escomptée de 13kg/hab/an.
L’objectif fixé semble donc atteint sur cette première tendance.Toutefois, la CINOR constate un taux de présentation encore faible (20%) des bacs marrons sortis à la collecte.
De fait est prévu, en lien avec la ville de Saint-Denis, une nouvelle séquence d’actions de communication au plus près du terrain afin d’accompagner l’adoption de ce nouveau geste de tri et augmenter ainsi le nombre de bacs sortis à la collecte.
S’agissant des deux autres villes membres : Sainte-Marie et Sainte-Suzanne, elles ne sont pas oubliées. Dans le cadre du renouvellement de leur marché, ce dispositif de collecte sera étendu ver l’Est du territoire à partir de 2026.
D’ici là, la CINOR lancera avant la fin de cette année une expérimentation de bio-composteur de cuisine auprès de familles volontaires de Sainte-Marie et de Sainte-Suzanne.
Ce projet pilote, appelé « Alon komposté », vise à proposer une autre alternative à la collecte collective et d’accompagner le changement de comportement des citoyens pour réduire à la source les biodéchets.
Prévue sur trois mois, cette expérimentation concerne 36 familles réparties équitablement dans les quartiers de nos deux villes membres.
Il n’y a pas de coût supplémentaire supporté par le contribuable. En effet, l’économie réalisée sur les coûts de traitement (avec des tonnages exonérés de TGAP), de même que le recours à des camions bi-compartimentés et les mesures d’optimisation des coûts antérieures permettent de garantir qu’il n’y aura pas d’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour les prochaines années.
Nos peines
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