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180 litres d’eau potable par jour et par personne : La Réunion va dans le mur
16 mai, par

Un rapport de la FAO et de l’OMM publié le 22 avril alerte sur la hausse des vagues de chaleur et leurs conséquences sur l’agriculture et l’eau. À La Réunion, le déficit de la saison des pluies souligne l’urgence de revoir un modèle de gestion qui conduit à une consommation de 180 litres d’eau potable par jour et par habitant. Avec la sécheresse, les risques de conflits d’usage augmentent, menaçant l’accès des agriculteurs réunionnais à l’eau nécessaire pour nourrir la population.
Le réchauffement climatique entraîne une hausse spectaculaire des épisodes de chaleur extrême à travers le monde. Selon le nouveau rapport conjoint de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la fréquence, l’intensité et la durée des vagues de chaleur ont fortement augmenté au cours des cinquante dernières années. Cette évolution représente une menace croissante pour les systèmes agricoles, les écosystèmes et la sécurité alimentaire mondiale.
Le directeur général de la FAO, QU Dongyu, souligne que la chaleur extrême agit comme un « multiplicateur de risques ». Elle fragilise les cultures, l’élevage, la pêche et les forêts, tout en mettant sous pression les communautés rurales et les économies dépendantes de l’agriculture. Les rendements agricoles diminuent, les sols s’assèchent et les ressources en eau deviennent plus rares.
À La Réunion, ce rapport doit servir d’alerte. L’île est confrontée à des épisodes de sécheresse de plus en plus marqués et la dernière saison des pluies s’est traduite par un déficit pluviométrique important dans plusieurs régions. Cette situation met en lumière les limites du système actuel de gestion de l’eau. Avec une consommation moyenne estimée à près de 180 litres d’eau potable par jour et par habitant, le modèle en place apparaît de moins en moins soutenable face à l’aggravation du changement climatique.
Cette question soulève aussi un débat sur la gestion et la commercialisation de l’eau. Force est de constater un système favorisant les grandes sociétés françaises de distribution, alors même que la raréfaction de la ressource pourrait provoquer à terme des conflits d’usage. Dans un contexte de sécheresse accrue, une interrogation devient centrale : quelle quantité d’eau restera disponible pour les agriculteurs réunionnais afin de produire localement et nourrir la population ?
De son côté, la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, rappelle que les systèmes agroalimentaires doivent désormais fonctionner dans des conditions climatiques de plus en plus extrêmes. Le rapport insiste également sur l’importance des systèmes d’alerte précoce, des prévisions climatiques et des stratégies d’adaptation : économies d’eau, cultures résistantes à la chaleur, meilleure gestion des ressources et protection des écosystèmes.
Publié à l’occasion de la Journée de la Terre du 22 avril, ce rapport rappelle que climat, agriculture et sécurité alimentaire sont désormais étroitement liés. Face à l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes, une transformation profonde des politiques de l’eau et des modèles agricoles apparaît indispensable.
M.M.
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Messages
16 mai, 19:16, par Arthur
Avec le réchauffement du climat, il y aura beaucoup d’eau là où il y en a déjà pas mal et moins là où il y en a peu en temps "normal". Les excès vont donc s’accroitre des deux côtés limites, donc il va falloir s’attendre à des records. Cela va engendrer des injustices, des maladies, des déplacements de populations et d’animaux sauvages ou domestiques, les moustiques aussi, comme les rats etc. La Réunion a offert de l’eau suite au cyclone Chido mais personne n’a fait allusion aux centaines, millers de bouteilles en plastique qui vont je pense finir dans la mer ou enfouies dans le sol déjà pollués par les activités humaines irresponsables. Aucun souci pour l’avenir, celui des enfants, on consomme, se félicité (en bien) mais pour du provisoire, même si c’est vital de boire, se laver, cuire des légumes, rincer des fruits importés gorgés de pesticides, comme les pommes qui subissent plus de 40 traitements avant la récolte, l’exportation, avant que l’on puisse les croquer ! Bon WE zot tout, et penser à fermer les robinets, comme quand on se brosse les dents, et chasser les fuites d’eau potable encore disponible, rare et recherché, un futur trésor plus cher déjà que l’essence dans certains pays arabes ! Arthur...