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19 septembre, par10 ans après la suppression du quota et du prix garanti du sucre, grave crise de la filière
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
6 août, par

Le dernier bulletin sur l’état quantitatif de la ressource en eau confirme l’aggravation de la crise hydrique à La Réunion. Les chiffres publiés pour la première quinzaine de juillet sont particulièrement préoccupants : les débits des rivières restent très déficitaires sur une grande partie de l’île et les nappes phréatiques s’épuisent, notamment dans l’Est.
Le constat est d’autant plus inquiétant qu’il touche les territoires qui constituaient traditionnellement le « château d’eau » de La Réunion. Saint-André, Bras-Panon, Saint-Benoît, Salazie ou encore Saint-Joseph, longtemps réputés pour l’abondance de leurs ressources grâce aux pluies apportées par les alizés, sont aujourd’hui parmi les communes les plus concernées par les restrictions d’usage de l’eau. Saint-André, Bras-Panon, Saint-Benoît et Saint-Joseph sont placés en alerte renforcée, tandis que Salazie est en alerte.
Les mesures effectuées montrent que plusieurs rivières enregistrent leur débit médian le plus faible jamais observé pour cette période de l’année. C’est notamment le cas de la Rivière Saint-Denis, de la Rivière du Mât, de la Rivière des Marsouins et de la Rivière Langevin. Les nappes souterraines de Saint-André et de Saint-Benoît sont également classées en état « très déficitaire ».
Le changement climatique explique en partie cette situation. Les précipitations sont insuffisantes pour reconstituer les réserves et les perspectives météorologiques restent défavorables. Mais le climat n’est pas le seul responsable.
Cette crise révèle aussi les limites d’un modèle de développement qui repose sur une consommation élevée d’eau potable et sur des infrastructures insuffisamment entretenues. Chaque habitant utilise en moyenne près de 180 litres d’eau potable par jour, alors que les besoins vitaux pour boire représentent à peine deux litres. Une eau traitée à grands frais est pourtant utilisée pour évacuer les eaux usées des toilettes, nettoyer les sols, laver les véhicules, arroser les jardins ou remplir les piscines. Dans le même temps, plus de 30 % de cette eau disparaît dans des réseaux percés avant même d’arriver au robinet.
Les restrictions décidées par les autorités sont donc la conséquence d’une double impasse : une ressource fragilisée par le dérèglement climatique et une gestion qui n’a pas anticipé cette évolution. Le fait que les régions les plus arrosées de l’île soient désormais confrontées à la pénurie montre que La Réunion est entrée dans une nouvelle ère.
Au-delà des appels à économiser l’eau, c’est toute la politique de gestion de cette ressource qui mérite d’être repensée : modernisation des réseaux, réduction des fuites, récupération des eaux de pluie, réutilisation des eaux usées traitées et priorité donnée à l’eau potable pour les seuls usages qui l’exigent. Car lorsque le « château d’eau » de La Réunion commence à s’assécher, c’est l’ensemble du mode de vie des Réunionnais qui est remis en question.
M.M.
10 ans après la suppression du quota et du prix garanti du sucre, grave crise de la filière
Mézami néna inn-dé zour mwin té apré rolir dann Témoignages lo kozman nout kamarad Elie la di dann park Laurent Vergès laba o por, l’ot samdi (…)
In kozman pou la rout
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