Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Conservatoire Botanique de Mascarin
4 avril 2007

Deux classes de 6e du collège de Trois-Bassins ont planté hier une espèce protégée, le Bois amer, en association avec le Conservatoire botanique et le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) dans ce qui doit devenir l’Arboretum patrimonial de leur collège.
L’action qui a réuni hier des enfants du collège de Trois-Bassins et des responsables du Conservatoire botanique et du CPIE Mascarin s’inscrit dans un programme pluriannuel du dispositif “Ambition réussite” (ex-Zone d’éducation prioritaire) pour la création d’un Pôle d’excellence centré sur l’Environnement et l’éco-citoyenneté. L’action s’est déroulée en deux temps. Lundi, les enfants de deux classes de 6e - dont une de 6e contrat - se sont rendus au Conservatoire botanique, où ils ont été accueillis par Monique Paternoster, en charge des actions pédagogiques du Conservatoire, et par l’équipe du Centre permanent d’initiatives pour l’environnement. Quelques parents étaient de l’expédition pour une visite guidée. Les enfants sont passés par des ateliers de découverte et avant de partir, chacun d’eux a laissé son empreinte (une trace de doigt) sur un papier, geste symbolique par lequel il s’engageait à alléger son empreinte sur l’environnement. La trace sur le papier semblait dire “Je suis passé par là”, et représenter la trace que les humains laissent sur l’environnement. La question est : comment la rendre plus supportable ? Se soucier des espèces qu’on détruit et les remplacer est une façon “d’alléger l’empreinte”. Les enfants ont ainsi découvert les espèces endémiques et pris conscience de la fragilité de l’environnement naturel et du patrimoine végétal de l’île. Ils ont aussi découvert avec leurs parents une exposition créée par l’ONF, sur les pestes végétales ou « nouvelles invasions biologiques ».
Hier, ils ont planté une espèce endémique, le Carissa spinarum décrit par Linné ou pied de Bois Amer, de la famille des apocynacées. Cette espèce ne pousse naturellement qu’à La Réunion, aux îles Maurice et Rodrigues. Et chez nous, elle est menacée de disparaître car son milieu de vie a été trop dégradé - principalement par les humains - et il ne lui permet plus de se reproduire. Il ne reste plus que 10 pieds dans la nature. L’espèce est protégée et, depuis hier, elle a fait son apparition dans ce qui doit devenir l’Arboretum patrimonial du collège, dans le cadre d’un programme pluriannuel (3 ans) conçu comme une éducation au développement durable et à une citoyenneté ouverte sur les questions de protection de l’environnement.
P. David
Nos peines
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