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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima
9 août 2013, par

Les autorités japonaises ont reconnu mardi 7 mai que 300 tonnes d’eau contaminée se déversaient chaque jour en mer. Trois mois plus tard, le gouvernement veut s’impliquer afin de contenir le niveau très important d’eau radioactive qui s’échappe de la centrale de Fukushima.
Tokyo va aider Tepco (Tokyo Electric Power Co.), opérateur en charge de la centrale, à régler ce « problème urgent », a expliqué le 7 août le Premier ministre, Shinzo Abe. L’objectif est d’éviter que l’équivalent d’une piscine olympique ne se déverse dans la mer. D’autant que Tepco a reconnu, fin juillet, que la contamination avait atteint les eaux souterraines, et qu’une partie de celles-ci se déversait dans l’océan.
« Trop tard » pour éviter la contamination
D’après le site scientifique britannique “New Scientist”, le problème est que « l’eau souterraine entre dans le réacteur endommagé, se charge d’éléments radioactifs comme le césium et s’échappe ensuite dans la mer ». Malgré les tentatives de Tepco de contenir les eaux, « il est probablement trop tard : l’eau contaminée monte et va bientôt passer par-dessus », a noté le site d’information scientifique.
Shinzo Abe a décidé de prendre des mesures, comme s’occuper du problème de l’eau contaminée et de s’assurer que Tepco mène à terme le démantèlement de la centrale, ce qui pourrait prendre 40 ans et coûter 8,28 milliards d’euros.
Pour le gouvernement, « stabiliser la centrale de Fukushima est notre défi. En particulier, l’eau contaminée représente un problème urgent qui suscite beaucoup d’inquiétude dans la population ».
L’État a versé, aux côtés des compagnies d’électricité du pays, près de 30 milliards d’euros au sein d’un fonds créé pour soutenir Tepco dans la gestion de la catastrophe. Mais ces sommes ont été principalement affectées à divers travaux de sécurisation du site et pour l’indemnisation de plus d’un million de personnes affectées par cette catastrophe nucléaire.
Accélérer les travaux d’endiguement
La compagnie d’électricité Tokyo Electric Power (Tepco) tente depuis mars 2011 de faire face aux conséquences de l’accident qui s’est produit suite à un séisme et un tsunami géant. Face à la dégradation de la situation, l’autorité de régulation du secteur nucléaire du Japon a ordonné, le 2 août, à Tepco d’accélérer les travaux d’endiguement de l’eau contaminée, tout en assurant qu’elle allait enquêter sur les causes des fuites d’eau contaminée dans les sous-sols de la centrale.
Tepco avait affirmé que l’eau contaminée stagnait sur le site et n’allait pas dans l’océan, avant de reconnaître le contraire. Une attitude qui a soulevé une vague de critiques de la part des autorités et de la population qui dénonce le manque d’information.
En dépit des 3.000 techniciens et ouvriers qui tentent le démantèlement de la centrale, les problèmes surviennent quotidiennement, avec la survenue de nombreuses avaries dans des lieux inaccessibles à cause de la radioactivité.
Céline Tabou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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