La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Environnement
11 mars 2013, par

Le 11 mars 2011, le Japon était touché par un séisme et un tsunami dévastateurs qui ont détruit une bonne partie de la côte japonaise. Ces catastrophes ont entrainé la destruction d’une partie de la centrale nucléaire de Fukushima qui, deux ans après, est toujours en activité.
Les deux catastrophes ont entraîné un accident nucléaire considérable dans la centrale Fukushima-Daiichi. Il s’est avéré être le pire désastre pour le secteur nucléaire depuis Tchernobyl (Ukraine) en 1986. La catastrophe a entraîné le rejet massif de radiations et poussé quelque 160.000 personnes à abandonner leur domicile.
L’ancien gouvernement de Yoshihiko Noda avait fermé la totalité des 50 réacteurs nucléaires du Japon après la catastrophe, seuls deux ont été remis en service depuis lors. Cependant, le nouveau gouvernement de Shinzo Abe, du Parti libéral-démocrate (PLD), a indiqué qu’il était favorable à leur réouverture s’ils ne présentent pas de risque pour la sécurité. Mais à la veille de la commémoration de la catastrophe, des milliers de manifestants ont défilé à Tokyo pour exiger l’abandon rapide de l’énergie nucléaire au Japon.
Relance possible des centrales
Alors que le précédent gouvernement avait annoncé le développement d’énergies renouvelables comme alternative au nucléaire, les Japonais voient un revirement de la part des nouvelles autorités. Selon les organisateurs, « le nouveau pouvoir ne doit pas se méprendre : sa victoire électorale ne signifie pas que le peuple approuve l’utilisation de l’énergie nucléaire ». Ces derniers ont exigé « le lancement rapide des procédures de démantèlement des réacteurs et nous nous opposons à tout projet de construction de nouvelles centrales nucléaires ».
Cette manifestation symbolique arrive deux jours avant le second anniversaire du séisme et du tsunami du 11 mars 2011 qui ont fait près de 19.000 morts dans la région du Tohoku (Nord-Est).
Parmi les manifestants se trouvaient des résidents de la région de Fukushima (Nord-Est du Japon) et des personnalités, dont le Prix Nobel de Littérature Kenzaburo Oe. Ces derniers ont ensuite défilé dans les rues de Tokyo pour appeler le Premier ministre Shinzo Abe à ordonner le démantèlement de toutes les centrales nucléaires du pays. Près de 15.000 personnes ont participé à la manifestation, toutes sont unanimes : « Il devient de plus en plus important pour nous de manifester. Je le fais pour mes enfants. On ne peut pas leur léguer ce chaos que représente l’énergie nucléaire ».
Devant le Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie, les manifestants ont scandé : « Halte au nucléaire ! Protégez nos enfants ! ».
Selon un sondage publié dans les médias japonais, 70% des Japonais sont partisans d’un abandon du nucléaire, à terme.
Céline Tabou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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