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Anticiper les effets de la sécheresse et répondre aux besoins d’une population en constante augmentation
2 juillet

La CIREST engage plus de 90 millions d’euros d’investissements entre 2026 et 2032 pour sécuriser l’alimentation en eau dans l’Est de La Réunion. Priorité à Saint-André, confrontée à des coupures récurrentes, avec de nouveaux forages, des réservoirs et le projet d’« Autoroute de l’Eau ». La collectivité appelle l’État et ses partenaires à soutenir financièrement ce programme.
Face aux tensions croissantes sur la ressource en eau, la Communauté intercommunale de l’Est (CIREST) dévoile une programmation d’investissements sans précédent pour la période 2026-2032. Plus de 90 millions d’euros sont prévus pour renforcer l’alimentation en eau potable, moderniser les réseaux et sécuriser durablement le territoire, avec un objectif clair : anticiper les effets de la sécheresse et répondre aux besoins d’une population en constante augmentation.
La priorité est donnée à Saint-André, commune la plus touchée par les coupures d’eau. La collectivité reconnaît un retard structurel lié à plusieurs décennies de sous-investissement. Dès le second semestre 2026, un nouveau forage à Ravine Creuse doit augmenter immédiatement la production d’eau. D’autres projets suivront : nouveaux forages, construction d’un réservoir à Dioré, réhabilitation du captage des Citronniers et extension de la station d’épuration. À terme, plus de 21 millions d’euros seront mobilisés pour l’eau potable et l’assainissement sur cette seule commune.
Au-delà des réponses à court terme, la CIREST prépare un projet d’envergure : « l’Autoroute de l’Eau ». Cette future infrastructure, étudiée à l’horizon 2050, vise à interconnecter les communes de l’Est, diversifier les sources d’approvisionnement et sécuriser durablement l’alimentation en eau, notamment pour Saint-André et Bras-Panon. Son coût est aujourd’hui estimé entre 18 et 29 millions d’euros, selon le scénario retenu.
Les investissements concernent également l’ensemble du territoire. Saint-Benoît bénéficiera de plus de 24 millions d’euros de travaux, Sainte-Rose d’une nouvelle usine de potabilisation, Salazie de plusieurs opérations de sécurisation des captages, tandis que la Plaine-des-Palmistes verra la construction d’un nouveau réservoir. Des programmes transversaux compléteront ces projets avec le renouvellement des canalisations vieillissantes, le déploiement de compteurs intelligents et la distribution de 1 500 récupérateurs d’eau de pluie aux particuliers.
La collectivité rappelle toutefois qu’elle ne pourra financer seule l’ensemble de ce programme. Elle appelle l’État, le Département, les fonds européens et les partenaires bancaires à accompagner cet effort, indispensable pour garantir un service public de l’eau à la hauteur des enjeux climatiques et démographiques auxquels l’Est de La Réunion est désormais confronté.
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