Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Volcan
23 août 2004

Une coulée de lave a traversé la RN 2 vers 15 heures hier. Le spectacle a été magnifique.
Vers 15 heures 15 hier, une coulée de lave a traversé la route nationale 2 (RN 2). Sous les yeux de centaines d’admirateurs, le feu de la Fournaise se dirige lentement vers la mer à travers la végétation.
Les badauds attendaient ce moment depuis samedi en milieu de journée. Malgré les averses souvent fortes et un froid piquant, ils ont été des milliers à se succéder au pied des coulées de laves. Prenant parfois des risques, ils ont crapahuté en famille, avec des bébés ou en savates, sur les scories des anciennes coulées pour s’approcher au plus près du spectacle offert par la nature. Beaucoup sont repartis sans avoir vu la lave sur la route, d’autres ont attendu ou sont venus plus tard. Ils n’ont pas été déçus.
Les choses ont commencé à se précipiter vers 6 heures 30 hier matin. En raison d’une activité constante, le débit de la lave s’échappant de la bouche éruptive s’est renforcé dans la nuit. Au petit matin, la Préfecture prenait la décision de faire évacuer tous les abords de la coulée. En fait des deux coulées puisque le fleuve s’était scindé en deux bras distants de 300 mètres l’un de l’autre. Mégaphone en main, les gendarmes demandaient à tous les visiteurs de quitter les lieux. Et même s’ils ont du répéter plusieurs fois leur injonction, l’évacuation s’est faite dans un climat bon enfant.
Sans doute parce que les gendarmes, qui ont reçu le renfort d’un détachement du 2ème RPIMa, ont pris soin d’expliquer aux badauds les raisons d’une telle décision. "Il en va de votre sécurité, la coulée avance très vite. Repartez sur la route et ne vous inquiétez pas, on vous laissera vous approcher lorsque la lave aura traversé la RN2. On ne peut pas le faire maintenant puisque on sait pas où elle va arriver" ont ainsi annoncé les forces de l’ordre. Les spectateurs ont accepté de bonne grâce de rester derrière les barrières posées de part et d’autre du point supposé de sortie de lave.
Dans le même temps, la Préfecture interdisait la circulation des véhicules entre Sainte-Rose, 500 mètres après la Vierge au Parasol et Saint-Philippe, à deux kilomètres de la coulée. Il était également interdit de stationner dans la descente de Bois Blanc.
À 15 heures, après avoir avalé toute la végétation bordant la route, la lave arrivait enfin sur la chaussée pour le plus grand ravissement des badauds. Majestueusement, la coulée poursuivait sa route en direction de la mer, dévorant bitume, goyaviers et autres plantes sur son passage.
De plus, la bouche éruptive continue d’expulser de la lave. Le spectacle continue.
Par les Plaines
La distance séparant les deux communes de Sainte-Rose et de Saint-Philippe s’est allongée brusquement. La dizaine de minutes habituellement nécessaire pour relier les deux villes par la RN2 se transforme en une bonne heure de trajet puisqu’il faut maintenant obligatoirement faire le détour par la route des Plaines. Cela avait déjà été le cas en décembre 2002 lorsque la lave avait traversé la voie de circulation à deux reprises.
Rappelons que le volcan s’est réveillé le vendredi 13 août et qu’il s’agit de la troisième éruption de l’année.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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