Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Élevage industriel en Europe
12 juillet 2023, par

Coup dur pour la réduction de la pollution liée à l’élevage industriel : les députés européens ont voté pour exempter les exploitations industrielles les plus polluantes de la réglementation prévue par la directive européenne sur les émissions industrielles. Les plus grands élevages de bovins, ainsi que des milliers d’élevages de porcs et de volailles, pourront donc continuer à polluer l’air, le sol et l’eau.
Une alliance d’eurodéputés conservateurs et de droite, soutenue par un groupe de députés libéraux, a bloqué les mesures qui, selon la Commission européenne, auraient affecté moins de 2 % des exploitations bovines les plus polluantes de l’Union Européenne.
"L’influence du lobby de l’agriculture industrielle au Parlement européen a payé : les exploitations les plus polluantes, qui entassent les animaux dans des conditions délétères, continueront à empoisonner notre air, notre sol et notre eau", déplore Ariane Malleret, chargée de campagne Agriculture à Greenpeace France.
"Les exploitations industrielles détruisent les écosystèmes dont nous dépendons pour produire de la nourriture et vivre en bonne santé, et privent la grande majorité des agriculteurs d’un avenir viable. Force est de constater qu’elles restent intouchables. Il s’agit d’un coup dur pour l’avenir de l’agriculture paysanne et écologique. Cette décision récompense en fait l’élevage industriel et les fermes-usines et rend plus difficile pour les petites et moyennes exploitations familiales d’opérer dans le respect des limites planétaires."
Les députés ont rejeté tout élargissement du champ d’application de la directive, malgré le soutien de certains pays de l’UE comme les Pays-Bas ou la Belgique, et l’avis favorable de la Commission européenne. Ce vote du Parlement affaiblit la législation actuelle, en abaissant les exigences, y compris pour les élevages industriels de porcs et de volailles soumis à la directive depuis 1996. Les élevages de moins de 2 000 porcs et/ou 750 truies, ou de 40 000 volailles ainsi que toutes les exploitations de bovins seraient désormais exemptés de la réglementation prévue par la directive européenne sur les émissions industrielles.
Fermes-usines : de multiples impacts délétères
Selon l’Agence européenne pour l’environnement, le secteur de l’élevage est responsable à lui seul de 54 % des émissions anthropiques de méthane de l’Union européenne, principalement dues aux bovins. L’élevage industriel pollue également l’eau, l’air et les sols par les émissions d’ammoniac et d’oxyde d’azote, et représente 73 % de la pollution de l’eau due à l’agriculture dans l’UE.
L’agriculture est responsable de 94 % des émissions d’ammoniac, dont la grande majorité provient du secteur de l’élevage, là encore principalement des bovins.
Prochaines étapes
Les négociateurs du Parlement européen, de la Commission européenne et des représentants des Etats de l’UE vont maintenant entamer des pourparlers en vue d’un accord final sur la directive relative aux émissions industrielles, qui devrait être conclu en octobre.
Greenpeace rappelle qu’il est nécessaire de réduire notre production et notre consommation de produits d’origine animale, ce qui signifie transformer en profondeur le secteur de l’élevage.
A l’occasion de la future loi d’orientation agricole prévue à l’automne, Greenpeace appelle le gouvernement français, et en particulier le ministre de l’Agriculture, à mettre en place des mesures ambitieuses pour réduire la pollution provenant des élevages industriels. Il est plus que jamais urgent d’amorcer une sortie de l’élevage industriel en instaurant un moratoire sur tous les nouveaux projets de création ou d’extension de fermes-usines en France.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture