La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Jusqu’à 750 fois la norme maximale de dioxine autorisée
26 septembre 2012

C’est quoi, un incinérateur ?
Ben, c’est un truc confié à des sociétés privées et qui brûle les ordures, toutes les ordures au lieu d’en valoriser un maximum.
Mais ça doit polluer, non ?
Pas du tout. La preuve ? Chez nous, pendant presque deux ans un sous-préfet a été spécialement détaché pour nous expliquer, avec beaucoup de patience, que l’implantation d’un incinérateur à Saint-Louis était une opération sans danger aucun.
Lisez plutôt ce qui suit.
Non seulement danger — grave danger — il y a, mais vous verrez que le personnel préfectoral qui avait plaidé en faveur de la solution incinérateur et l’avait autorisée, s’en tire sans aucun dommage.
Et, il y a quelques jours encore, à La Réunion, l’administration plaidait pour l’implantation de deux incinérateurs. Comme d’hab’, la main sur le cœur, on nous a assuré que l’incinérateur c’est "sans danger".
Heureusement qu’au final, les élus ont majoritairement refusé d’entériner ce crime contre les habitants et l’environnement.
Aimé Habib
| Incinérateur de Gilly : 250.000 euros requis en appel contre Novergie
Selon l’AFP, une amende de 250.000 euros a été requise vendredi 21 septembre lors du procès en appel à Chambéry contre Novergie Centre-Est, filiale de Suez-Environnement, exploitant de l’incinérateur de déchets de Gilly-sur-Isère (Savoie) à l’origine de l’une des plus graves pollutions à la dioxine en Europe. L’affaire avait débuté en octobre 2001 avec la fermeture administrative de l’incinérateur, à la suite de taux anormalement élevés de dioxine, polluant cancérogène, dépassant parfois jusqu’à 750 fois la norme maximale autorisée. L’avocat général, Etienne Daures a demandé à la cour d’appel de Chambéry « de confirmer complètement le jugement de première instance » en mai 2011. Novergie Centre-Est avait alors été condamné par le tribunal d’Albertville à 250.000 euros d’amendepour "non-respect des normes liées à une installation classée". Le tribunal d’Albertville avait par ailleurs condamné l’opérateur de l’incinérateur fermé en 2001 à verser 80.000 euros de dommages et intérêts aux associations parties civiles. Novergie était le seul prévenu dans cette affaire suite à la dissolution, fin 2009, du Syndicat intercommunal mixte de gestion des déchets du secteur d’Albertville (Simigeda). Seule personne morale poursuivie, la filiale de Suez avait ainsi fait appel du jugement. A Chambéry, l’avocat général a également confirmé l’irrecevabilité des poursuites à l’encontre d’un ancien préfet de Savoie, Pierre-Etienne Bisch, et de l’ex-président du Simigeda et ancien maire d’Albertville, Albert Gibello, au dam des parties civiles. « Les poursuites ne sont pas recevables car ces deux personnes avaient bénéficié d’un non-lieu lors de l’instruction », a expliqué M. Daures. Le jugement a été mis en délibéré au 21 novembre. |
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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