Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Protéger la population impose d’entrer dans une nouvelle ère
26 novembre 2025, par

Les inondations meurtrières au Vietnam rappellent l’urgence pour La Réunion de revoir son urbanisation littorale. Alors que la crise climatique renforce pluies extrêmes et submersions marines, les pouvoirs publics continuent d’investir massivement dans des infrastructures côtières, comme la route en mer. Ces choix exposent la population. Les sommes engagées pourraient financer des villes nouvelles, sûres et éloignées des zones à risque. Anticiper, plutôt que réparer, est devenu une nécessité vitale. Protéger la population impose d’entrer dans une nouvelle ère.
Les images terribles venues du Vietnam devraient résonner comme un avertissement pour La Réunion. Là-bas, après plusieurs jours de pluies torrentielles, au moins 90 personnes ont perdu la vie, 12 sont portées disparues et des centaines de milliers d’habitations ont été dévastées. Dans la province montagneuse de Dak Lak, plus de 60 morts ont été recensés. Les régions du sud et du centre du pays ont vu des routes coupées, des voies ferrées englouties, des élevages entiers emportés. Des pluies dépassant 1,5 mètre — un niveau inédit depuis 1993 — ont transformé des villages en torrents de boue.
Cet épisode extrême n’est pas un accident : les scientifiques rappellent qu’un climat en crise rend les typhons plus puissants, les épisodes pluvieux plus violents et les catastrophes plus fréquentes.
La Réunion, île tropicale soumise aux mêmes dérèglements, ne peut se permettre d’ignorer cette leçon. Ici aussi, les zones littorales concentrent population, infrastructures stratégiques et investissements colossaux. Le projet le plus emblématique demeure la route en mer, ouvrage spectaculaire mais coûteux, pensée pour sécuriser les déplacements sur une côte pourtant vouée à devenir de plus en plus vulnérable. Dans un contexte où les tempêtes cycloniques gagnent en intensité et où la montée des océans est désormais inéluctable, choisir de bâtir toujours plus près de l’eau relève d’une vision à court terme.
Car cet argent englouti dans une infrastructure littorale — des milliards d’euros — pourrait servir à imaginer un tout autre modèle d’aménagement : celui de villes nouvelles, durables, pensées en altitude, loin des zones inondables. Des villes capables d’accueillir la croissance démographique, de créer de nouveaux bassins d’emploi, d’offrir des logements accessibles et sûrs, sans exposer les habitants à des risques majeurs.
La catastrophe vietnamienne montre une chose : quand la nature se déchaîne, ce sont toujours les zones les plus densément construites, les plus artificialisées, les plus mal placées qui paient le prix fort. La Réunion, déjà marquée par les épisodes cycloniques et les pluies extrêmes, doit anticiper plutôt que réparer.
Investir dans la résilience du territoire, c’est choisir d’investir dans la sécurité des familles, l’avenir des jeunes et la cohésion sociale. Continuer à développer le littoral comme si le climat n’avait pas changé serait un pari dangereux. Il est encore temps de rediriger les ressources vers la création de nouveaux espaces urbains ambitieux et protégés. L’alerte vietnamienne doit servir de déclencheur : la sécurité des Réunionnais mérite mieux qu’un modèle hérité d’un passé révolu.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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Messages
27 novembre 2025, 00:34, par PARVEDY
A La Réunion ,j’ai vécu le même angoisse lors du cyclone Garance à Saint-André . Au fond du chemin d’eau les quelques familles demeurant su !r le lieu ont été tétanisé par l’ampleur de la montée des eaux . La rivière Saint-Jean et la ravine sèche déversaient avec rage toutes sortes d’arbres ,des détritus et en plus avec le cyclone Garance on a eu la peur de notre vie .La connexion de ces torrents d’eau formaient un lac.
Je pousse un cri de colère aucun élus qu’il soit de Gauche ou de droite s’est rendu sur le lieu pour prendre l’ampleur du désastre .,Comme d’habitude ,nous avons pris notre courage à deux mains ,nous avons coupés ,taillé ,débarrassés,nettoyé tous ce que ces deux cours d’eau nous ont laissé comme souvenirs et héritages.
J’ai eu le bonheur d’apprendre que mon vol pour la métropole était annulé et reporté .
Je remercie mon journal Témoignages que je feuillette tous les matins de me donner la parole.Je partage les questions ,les interrogations de notre grand visionnaire ,fondateur du journal Témoignages.