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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Une source nouvelle de financements
7 août 2013

Face aux effets de plus en plus manifestes du changement climatique sur les cultures de l’autosuffisance alimentaire, il faut s’efforcer d’exploiter le potentiel de l’agriculture pour atténuer le réchauffement de la planète. C’est ce qu’indique un rapport de la FAO publié hier dont voici la synthèse.
L’agriculture est directement responsable de plus de 10 pour cent de toutes les émissions de gaz à effet de serre (GES) dues à l’homme, selon les données de la FAO. Mais de meilleures pratiques agricoles offrent la possibilité de réduire ces émissions et de piéger le carbone de l’atmosphère tout en renforçant la résilience des systèmes de production, lit-on dans le rapport "National integrated mitigation planning in agriculture" publié par le Programme sur l’atténuation du changement climatique dans l’agriculture (MICCA) de la FAO.
Dans le même temps, la FAO met en garde : les progrès réalisés dans les plans d’atténuation des émissions de GES agricoles — ainsi que dans l’allocation de financements aux projets visant à affronter les effets du changement climatique dans le secteur agricole — ne sont pas à la hauteur des exigences.
Mesures clés et principes directeurs
Le nouveau document d’orientation a pour vocation d’affronter ces lacunes en offrant des conseils pas-à-pas et des exemples de plans nationaux d’atténuation des GES dans les systèmes de production vivrière, tout en soulignant les opportunités existant pour les pays en développement d’obtenir des mécanismes de financement climatique pour l’agriculture.
Des exemples de processus de planification en vigueur dans les pays en développement illustrent les différentes possibilités d’aborder les principaux éléments en fonction du contexte local et des approches participatives faisant intervenir les petits agriculteurs dans le processus.
Si les opportunités et les processus de planification varient d’un pays à l’autre en fonction des circonstances locales, un certain nombre de principes généraux restent toutefois valables, soutient la FAO.
Tout d’abord, les mesures d’atténuation dans l’agriculture devraient être insérées dans le cadre du développement agricole et de la sécurité alimentaire, en clarifiant dès le début de quelle manière celles-ci sont susceptibles de contribuer aux objectifs de développement national.
La planification participative et la coopération intersectorielle seront essentielles pour la réussite des plans d’atténuation, indique le rapport. Les agriculteurs et autres parties prenantes doivent être impliqués dans l’établissement des objectifs, des actions et des cibles, à la fois pour générer un soutien et améliorer l’efficacité des politiques.
Quels soutiens ?
Afin d’accéder aux financements internationaux et nationaux, les plans doivent être très spécifiques quant à l’évaluation du potentiel d’atténuation des politiques et mesures proposées. Pour obtenir le financement de projets, il faut aussi des systèmes fiables de mesure des impacts des politiques et de notification d’autres indicateurs de performance.
Autre étape clé : recenser les obstacles à l’adoption par les agriculteurs des pratiques d’atténuation. De nombreuses pratiques agricoles susceptibles d’atténuer le changement climatique sont déjà bien connues. Il faut des politiques efficaces pour comprendre pourquoi les cultivateurs ne les adoptent pas, pour éliminer les barrières et faciliter l’application des techniques à plus vaste échelle.
Le document de la FAO souligne qu’il est tout aussi crucial de déterminer comment les politiques et mesures d’atténuation seront financées.
Certains pays soutiennent les activités d’atténuation dans l’agriculture essentiellement par le biais de lignes budgétaires fiscales et de politiques facilitant l’investissement privé, indique le rapport. Pour de nombreux pays, toutefois, le but essentiel de la planification de l’atténuation est d’attirer un soutien financier international afin d’aligner les plans sur les priorités des institutions nationales de financement.
| 5 milliards de tonnes de CO2 L’édition 2013 de l’Annuaire statistique de la FAO publiée hier apporte un éclairage nouveau sur la contribution de l’agriculture au réchauffement climatique, sur l’évolution de la faim et de la malnutrition ou encore sur l’état des ressources naturelles dont dépend la production alimentaire mondiale. Les émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture ont progressé de 1,6 pour cent entre 2000 et 2010, indiquent les nouvelles données de la FAO présentées dans l’Annuaire 2013. La production annuelle totale du secteur atteignait en 2010 les 5 milliards de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone (CO2 eq, unité servant à comparer et à agréger les différents gaz à effet de serre). Cela équivaut à 10 pour cent de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre produites par les activités humaines. |
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