Environnement

L’eau, ressource vitale et pourtant négligée

Jean / 4 janvier 2017

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Merci à Témoignages de rappeler inlassablement ces données fondamentales concernant cette ressource vitale qu’est l’eau. 

Dès l’origine du projet du chantier du basculement, Témoignages n’a cessé de démontrer l’inanité (et les dangers) de ce projet du basculement des eaux de l’Est vers l’Ouest. 

Dès le départ, la supercherie de ce “basculement” a été soulignée puisque, des années durant, ce furent les eaux de l’Ouest exclusivement qui furent transférées vers les Hauts de l’Ouest alors que, depuis 1975, le PCR, au moyen du « Plan de Survie » ne cessait de préconiser la création d’un réseau de retenues collinaires et d’aménagement de petits barrages dans les lits des ravines pour retenir un maximum d’eaux des pluies cycloniques ET atténuer le plus possible la perte de terres arables due à la puissance érosive des pluies. 

Enfin, Témoignages et le PCR ont, à maintes reprises, plaidé pour le recyclage et le réemploi des eaux usées. 

Dans un pays montagneux, l’eau utilisée dans les Hauts peut parfaitement être assainie à mi-hauteur pour être réinjectée dans les circuits d’irrigation de toutes les plantations cannières de la mi-pente jusqu’aux Bas avec une pression naturelle telle qu’elle ne nécessite aucune adjonction de pompe motorisée. 

Cette question du réemploi des eaux usées a été concrétisée par la station d’épuration de la ville du Port. Mais il a fallu des années de négociations acharnées pour obtenir, vers la fin des années 1990, l’accord du gouvernement pour l’utilisation de ces eaux assainies aux fins d’arrosage des espaces verts de la commune. 

Or cette question du recyclage puis du réemploi des eaux recyclées et purifiées est au cœur des préoccupations des aménageurs du monde entier. Pourtant, dans une île menacée de pénurie d’eau, la préfecture a toujours trouvé ’normal’ de jeter à la mer 2 litres d’eau potable chaque fois qu’on nettoie trois feuilles de salade de quelques grains de terre. 

Et, semble-t-il, l’administration préfectorale reste fidèle à une ligne intenable illustrée, il y a quelques années, lors d’une réunion où fut, pour la énième fois, abordée la question du recyclage puis du réemploi des eaux usées. L’un des représentants de la préfecture, péremptoire, déclara ’jamais un Réunionnais n’acceptera de boire la pisse des gens qui habitent au-dessus de lui’, puis, ayant décidé pour nous tous, il s’envola quelque temps après vers d’autres cieux. 

Or Témoignages à mille fois raison de revenir sur ce sujet de l’eau, de son recyclage, de son épuration fine et de son réemploi car, avec l’élévation du niveau des océans, les nappes d’eaux douces situées sous le pourtour du littoral, vont subir une énorme pression des eaux salées océaniques au point que, assez rapidement, l’équilibre sera rompu et les nappes d’eau douce seront envahies par l’eau salée. 

Ainsi que souligne Manuel Marchal, il est donc urgent de changer de logiciel et de prendre sérieusement en considération les propositions de solutions de celles et ceux qui pensent à l’avenir de notre île non pas en termes de plan de carrière ou de mandats électifs mais en tant que Réunionnais soucieux de l’avenir de leur île. 

Il est plus que temps !

Jean