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Pétition pour protéger la haute mer
9 septembre 2014, par

Une pétition a été mise en ligne par Change.org sur la nécessité de préserver l’océan. Initié par Yann Arthus-Bertrand, président de la « Fondation GoodPlanet », la pétition vise à demander au secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, de lancer un appel en faveur de la protection de la haute mer et de la santé de l’océan.
Plusieurs versions de cette pétition ont été présenté en Afrique, au Canada, en Chine, en Inde, au Japon, en Amérique Latine, au Moyen Orient, en Russie, en Espagne, dans le Pacifique du Sud, au Royaume Uni, et d’un point de vue international par la « Global Ocean Commission » (Commission globale de l’Océan).
En avril 2013, Ban Ki-moon avait appelé les dirigeants du monde à « entreprendre des actions afin de protéger les mers et les océans, prévenant que la pollution, la surexploitation des ressources halieutiques, les changements climatiques et l’acidification menaçaient les fondations mêmes de toute forme de vie ».
« Nous devons lancer une action réelle en temps opportun, aux niveaux national, régional et global, afin d’améliorer la santé des océans et de recouvrer et maintenir les ressources marines », avait-il déclaré dans un message lu par la Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, lors de la Conférence intitulée « La haute mer, avenir de l’humanité ».
En dépit de ces bonnes volontés, les chiffres restent alarmants. 85% de nos ressources halieutiques sont pleinement exploitées, surexploitées ou en voie de disparition. De plus, « chaque année plus de 6,5 milliards de kilos de déchets sont déversés dans nos mers », a expliqué dans sa lettre Yann Arthus-Bertrand. Pour ce dernier, « Nous nous devons d’agir ! ».
Depuis quelques années, le secrétaire des Nations Unies insistait sur le fait qu’il est « temps de prendre des mesures plus fortes, plus concrètes et de déployer des efforts mieux concertés pour protéger nos océans ». Des océans qui se réchauffent et dont l’acidification met en péril la faune et la flore marines. A cela s’ajoute, la montée du niveau des mers qui pourrait redessiner la carte du monde aux dépens de centaines de millions de personnes.
Evoquant la surpêche, la pollution, le changement climatique, pour le documentariste de « Planète Océan », « aucun recoin de l’océan n’échappe à l’impact de l’homme ». D’ailleurs, « la haute mer est le symbole de notre fuite en avant » a indiqué ce dernier, qui a expliqué que la « demande mondiale croissante en produits de la mer, soutenue par les progrès technologiques, nous pousse toujours plus loin, toujours plus profond. 2% des bateaux, véritables usines flottantes, sont responsables à eux seuls de 50% des captures de produits de la mer ».
Selon les données scientifiques, « si nous continuons à ce rythme, les espèces commerciales que nous avons l’habitude de consommer auront quasiment disparu d’ici 2050 ». L’écologiste a évoqué plusieurs avancées en matière de protection de l’océan, comme la pêche artisanale et responsable, la création des aires marines protégées, la mise en place de techniques innovantes et rentables pour « gérer les ressources et limiter la pollution sont autant de solutions viables et efficaces pour préserver le monde marin et ainsi assurer le bien-être de nombreuses populations dépendantes de la pêche ».
En vue des débats qui vont être engagés en septembre par l’Organisation des Nations unies (ONU) sur l’avenir de la haute mer et sur la manière dont celle-ci devrait être gouvernée, « nous devons tirer le meilleur parti de cette opportunité ». Raison pour laquelle, la pétition « L’océan en danger » a été lancée dans plusieurs pays, afin de continuer « la mission pour un océan sain et vivant » et demander à Ban Ki-moon de « lancer un appel en faveur de la protection de la haute mer et de la santé de l’océan ».
Nos peines
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