Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
20 juin 2025, par

Selon l’Insee, la pollution carbone de la France a représenté en 2024 environ 400 millions de tonnes en équivalent CO2 (MtCO2e). Les émissions en 2025 pourraient baisser « d’environ 1% », soit loin du rythme de -5% par an nécessaire pour que la France tienne ses objectifs climatiques, selon l’institut.
La baisse des émissions de gaz à effet de serre a fortement ralenti en France, mais celle attendue en 2025 sera « essentiellement » liée au recul de la production industrielle plutôt qu’à la décarbonation de l’économie, ont indiqué les prévisionnistes de l’Insee.
Selon l’Institut national de la statistique, les émissions en 2025 pourraient baisser « d’environ 1% », soit loin du rythme de -5% par an nécessaire pour que la France tienne ses objectifs climatiques.
« Cette baisse s’expliquerait essentiellement par la conjoncture dégradée des industries émettrices (chimie, métallurgie, fabrication de ciment, etc.) », les plus consommatrices en énergie, a expliqué l’institut.
« Le climat des affaires dans ces branches d’activité demeure très dégradé (...) notamment parce que les industries énergo-intensives européennes continuent de pâtir d’un prix relatif de l’énergie toujours défavorable », qui a par ailleurs annoncé une prévision de croissance ralentie en 2025 à 0,6%.
De son côté, le secteur de l’énergie « ne pourrait plus contribuer à la baisse des émissions », car « la production fossile d’électricité, déjà fortement en recul » de -40% en 2023 puis -46% en 2024. Cela est possible grâce aux relances des réacteurs nucléaires et l’expansion des renouvelables, « se stabiliserait à un plus bas historique ».
Les émissions des transports en 2025 tourne autour de l’augmentation de celles produites par l’aérien et le recul du reste du secteur, en particulier les marchandises.
Pour les ménages, « la tendance à la baisse de la consommation de carburant serait temporairement contrecarrée par la stimulation liée à la baisse des prix » à la pompe en avril et en mai.
« Même si une nette tendance au découplage* apparaît en France et dans l’ensemble des économies avancées depuis 20 ans, les variations des émissions demeurent pour partie liées aux fluctuations économiques », rappelle l’Insee.
Selon l’Insee, la pollution carbone de la France a représenté en 2024 « environ 400 millions de tonnes en équivalent CO2 (MtCO2e), en diminution de 0,9% par rapport à 2023 ». Le chiffre est plus élevé que l’estimation de 366 MtCO2e faite par le Citepa, l’organisme chargé du bilan carbone officiel de la France.
Ce dernier ne prend toutefois en compte que les émissions territoriales alors que l’Insee enregistre les émissions internationales des compagnies aériennes et maritimes françaises.
*Il s’agit d’une baisse des émissions à niveau d’activité économique donné
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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