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Charte du Parc national des Hauts
21 juin 2012, par

La Chambre d’Agriculture de La Réunion annonçait hier qu’elle n’adhérerait pas à la charte du Parc national des Hauts que le Conseil d’administration de ce dernier doit valider aujourd’hui. Elle souhaite une meilleure reconnaissance de « l’agriculture réunionnaise et les agriculteurs qui ont contribué à façonner notre territoire ».
Pour la Chambre d’Agriculture, « ce projet de charte tel qu’il est rédigé actuellement constitue un frein administratif et réglementaire à l’agriculture réunionnaise, et force est de constater que le Parc national des Hauts s’enferme dans une logique d’interdiction d’agriculture dans le cœur du Parc. Incontestablement, toute nouvelle installation agricole ou volonté de mise en place de filières de production innovantes et traditionnelles seront extrêmement contraignantes ».
Le projet de charte devrait être validé aujourd’hui par le Conseil d’administration du Parc national. Il fait suite aux consultations lancées depuis 29 février 2008. Pour la Chambre d’Agriculture, le Parc national peine à prendre en compte « l’agriculture réunionnaise et les agriculteurs qui ont contribué à façonner notre territoire ». Malgré les différentes sollicitations, réunions et « un courrier en date du 17 avril 2012 restée sans réponse », la charte a peu évolué.
La Chambre d’Agriculture souhaite opposer « une logique d’une charte qui concilie agriculture et préservation du patrimoine » à ce qui est ressenti, pour les agriculteurs, de la part du Parc comme « une logique de sanctuarisation réglementaire et totalitaire de La Réunion ».
La Chambre d’Agriculture souligne que « depuis sa mise en place le 5 mars 2007 (elle - NDLR) n’a cessé de rappeler son attachement à la préservation du patrimoine et de nos milieux naturels façonnés par les Réunionnais, dont les agriculteurs qui ont su depuis des générations mettre en place une agriculture respectueuse de l’environnement et de notre territoire. Aujourd’hui, au mot d’ordre du Parc qui est "Protéger, interdire et réglementer", le monde agricole préfère "Préserver, promouvoir et valoriser" les atouts de notre patrimoine, mais force est de constater que l’avis du monde agricole n’est pas considéré ».
La Chambre d’Agriculture veut relayer l’inquiétude qui règne au sein des agriculteurs des Hauts « devant une nouvelle contrainte réglementaire qui conduira à une interdiction de toute activité humaine qui soit viable, vivable et durable. Les prescriptions sont tel qu’aucun agriculteur ayant un projet ne pourra le concrétiser tant les contraintes administratives et les études préalables sont importantes et presque insurmontables ».
Pour les représentants de la Chambre d’Agriculture, il est clair que dans ces conditions, ils « ne pourront pas adhérer à ce projet de charte du Parc national des Hauts et nous demandons à chacun de prendre ses responsabilités. Ce qui se joue aujourd’hui, c’est tout simplement l’avenir et le modèle de développement des Hauts de La Réunion sur les 20 prochaines années ».
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