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Dans un rapport publié prochainement, la chercheuse de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), Pascale Chabanet, en collaboration avec Claire Bissery (Pareto), a fait un constat alarmant sur l’état de la barrière de corail de l’île. Les deux scientifiques ont exprimé leur inquiétude vis-à-vis de la dégradation du milieu marin réunionnais.
En raison de l’impact du changement climatique, et de la "pression humaine", notamment le déversement des eaux usées dans la mer, les coraux meurent, et doivent être régénérés soit par bouturage (prélèvement d’un morceau de corail), soit par transplantation (prélèvement d’une colonie corallienne).
En effet, les stations d’épuration qui ont ouvert à La Réunion ne sont plus aujourd’hui capables de traiter les eux usées. C’est pour cette raison que la barrière de corail réunionnaise est menacée et que les scientifiques expriment leur inquiétude, et la nécessité d’agir dès à présent pour sauver tout un éco-système nécessaire à la nature.
De plus, la hausse de la population a contribué à la saturation des stations d’épuration. En effet, les eaux usées sont de plus en plus volumineuses, et nécessitent des structures adaptées afin qu’elles ne finissent pas dans la mer.
L’Etat fait porter la responsabilité financière aux communes, qui doivent équiper leur ville d’une station d’épuration, mais aussi fait mettre en place par les maires des communes de plus de 10.000 habitants et les présidents des Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) de plus de 20.000 habitants une "commission consultative des services publics locaux". Les maires sont également passibles d’une sanction pénale de 10.000 euros d’amende en cas de déversement d’eaux usées non autorisées venant des particuliers dans le réseau public de collecte.
Le gel des dépenses des collectivités ne va aider les communes à construire des stations d’épuration, qui sont nécessaires pour nettoyer les eaux usées afin de limiter le maximum la pollution des lacs, rivières et nappes souterraines. Cet assainissement des eaux usées permet aussi de préserver les ressources en eau, et de préserver le patrimoine naturel et la qualité de la vie. Car au lieu de rejeter cette eau traitée à la mer, il est plus économique de la réutiliser pour les usages où l’eau potable n’est pas requise. Cette eau réutilisée permettra de soulager la pression sur les nappes phréatiques, et donc de diminuer la facture payée par l’usager.
Céline Tabou
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