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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Environnement
26 juin 2013, par

A l’occasion d’une conférence sur la ’Gestion des déchets et production d’énergie’, un procédé visant à détruire tous les déchets a été présenté aux professionnels et représentants des collectivités présentes.
Dans le cadre du Grenelle de l’Environnement et du Plan Départemental de Prévention et de Gestion des Déchets Non Dangereux, la gazéification « offre le plus de perspectives puisqu’il est co-générateur à la fois de chaleur et d’électricité ». Ce procédé permet également « un meilleur rendement que les incinérateurs ».
Vers une autonomie énergétique
Face à la hausse démographique, la gestion des déchets devient primordiale pour les autorités, qui tentent de trouver des alternatives aux énergies fossiles, qui se raréfient et ont un impact négatif sur la Planète. Une politique des déchets prend en compte le recyclage et la valorisation des déchets, permettant à la fois de protéger l’environnement et de créer des emplois. Un Réunionnais produit chaque année 640 kg de déchets ménagers, sans compter les déchets industriels et autres.
Avec une hausse de la production des déchets, La Réunion a recours à l’enfouissement qui a atteint ses limites. Pour pallier la saturation des centres de stockage, l’incinération est en discussion, mais ses effets environnementaux sont des freins. La société Energo Environnement propose la gazéification, « une nouvelle solution à La Réunion » deux fois moins polluante que l’incinérateur.
Développé dans les années 1980, par une société américaine WasteEnergy, le concept de gazéification est uniquement destiné au traitement des déchets et non la production énergétique. Par la suite, les brevets et la propriété intellectuelle ont été cédés en 2006 à EnerGo, qui travaille à la récupération d’énergie.
Produire de l’énergie
La gazéification consiste à chauffer les déchets dans des cellules, sorte de conteneurs, pour que le carbone se consume partiellement et produise du monoxyde de carbone et de l’hydrogène. Ce mélange de gaz devient un "gaz de synthèse" appelé syngaz propre. A forte valeur calorique, ce gaz peut être brûlé pour produire de l’énergie. Une fois les déchets brûlés, les métaux restant dans la cendre peuvent être réutilisés comme matière première pour la construction, par exemple.
D’après le dossier de presse fourni lors de cette conférence, « la production de syngaz met les territoires sur la voie de l’autonomie énergétique et les rend acteurs de leur approvisionnement en énergie ». Ce procédé est développé autour d’une combustion à basse chaleur (350°) à la différence de l’incinération qui crée des flammes, dont les effets sont polluants. La gazéification présente selon le dossier de presse plusieurs avantages : l’absence de fumée et de poussières fines dans l’air ; absence de formation de dioxine en présence de chlore dans la matière chargée ; absence de phénomène de vaporisation, en présence de métaux dans le matériel chargé évitant des vapeurs métalliques dans le gaz ; et à la fin du processus la présence d’une cendre blanche et fine.
Son installation « ne requiert que très peu d’énergie fossile pour son fonctionnement » , car les déchets sont « déposés dans les cellules de gazéification » puis gazéifiées et transformés en énergie. « Système performant et économe », la gazéification convertit la biomasse et les déchets en énergie thermique et électrice. Avec les défis de La Réunion, en matière de démographie, changement climatique et aménagement, ce nouveau procédé à La Réunion permettrait une meilleure gestion des déchets, d’après les organisateurs.
Céline Tabou
| Un démonstrateur à La Réunion Vincent Hoarau, Responsable Energo Réunion, a proposé « la venue à leurs frais d’un démonstrateur composé de deux cellules » (au lieu des quatre standard) pour permettre aux collectivités et aux entrepreneurs de constater le système développé et ses effets. « Nous avons vraiment la volonté de développer ce concept à La Réunion » , a expliqué ce dernier. En effet, pour les orateurs, il s’agit d’un « meilleur possible » en matière de gestion des déchets, dans un monde où la politique environnementale est au coeur des débats. |
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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