Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
21 septembre, parSortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
La Conférence des Nations Unies appelle à valoriser les connaissances populaires
23 octobre 2010

La présentation du rapport sur les “Perspectives mondiales de la biodiversité” était à l’ordre du jour de la Conférence de Nagoya. Pour faire face à la dégradation de la biodiversité, les participants à la conférence proposent de valoriser les connaissances traditionnelles dans la protection de ces richesses. Cette valorisation passe par davantage de responsabilités pour les populations. C’est ce qu’indique une proposition de décision du Groupe de travail n°2 de la Conférence de Nagoya.
Les conclusions émises dans la troisième édition de “Perspectives mondiales de la diversité biologique” insistent sur plusieurs points.
Tout d’abord, l’objectif de 2010 relatif à la diversité biologique, qui consiste à parvenir, d’ici à 2010, à une réduction substantielle du rythme actuel d’appauvrissement de la diversité biologique aux niveaux mondial, régional et national, comme contribution à l’atténuation de la pauvreté et au profit de toutes les formes de vie sur Terre, n’a pas été pleinement atteint.
Les mesures de mise en œuvre de la Convention n’ont pas été d’une ampleur suffisante pour faire face aux pressions qui s’exercent sur la diversité biologique, et l’intégration des questions relatives à la diversité biologique dans les politiques, stratégies et programmes plus vastes a été insuffisante, et en conséquence, les facteurs sous-jacents de l’appauvrissement de la diversité biologique n’ont pas été suffisamment traités.
Manque de moyens
Le caractère limité des capacités et des ressources techniques et financières s’est avéré un obstacle à la réalisation de l’objectif de 2010 dans de nombreux pays, notamment dans les pays en développement, et en particulier les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement parmi eux, ainsi que dans les pays à économie en transition.
La plupart des scénarios d’avenir prévoient que des taux d’extinction et des pertes d’habitats naturels et semi-naturels très élevés vont se poursuivre pendant tout le siècle, accompagnés d’un déclin de certains services d’écosystèmes importants pour le bien-être humain. Il existe des risques d’incidences négatives à grande échelle sur le bien-être humain, si certains seuils ou « points de basculement » sont dépassés.
Dans le même temps, les opportunités permettant de gérer la crise de la diversité biologique sont plus nombreuses qu’elles n’avaient été reconnues auparavant, de même qu’elles contribuent à réaliser d’autres d’objectifs sociaux.
Même s’il est très difficile, dans une perspective de court terme, d’empêcher la poursuite de l’appauvrissement de la diversité biologique causé par les êtres humains, des politiques bien ciblées, axées sur des domaines essentiels, peuvent aider à éviter les conséquences les plus dangereuses d’un tel appauvrissement pour les êtres humains et les sociétés humaines.
L’humain au centre de la stratégie
Une stratégie de réduction de l’appauvrissement de la diversité biologique nécessite que des mesures soient prises à de multiples niveaux. Il s’agit notamment des mesures d’urgence propres à réduire les cinq pressions qui contribuent directement à l’appauvrissement de la diversité biologique (modification des habitats, surexploitation, pollution, espèces exotiques envahissantes et changements climatiques), afin de réaliser pleinement les trois objectifs de la Convention, de renforcer la résilience des écosystèmes et d’empêcher que les écosystèmes ne dépassent certains seuils ou points de basculement.
La Convention sur la biodiversité note également l’importance « des mesures destinées à protéger et encourager l’utilisation et la gestion coutumières des ressources biologiques, qui sont compatibles avec les exigences de conservation et d’utilisation durable, en habilitant les communautés autochtones et locales à participer et à assumer des responsabilités dans les processus de prise de décision locale ».
En conclusion, la Conférence de Nagoya exhorte « les Parties, les autres gouvernements et les parties prenantes à prendre sans plus attendre des mesures visant à intensifier leurs efforts pour appliquer les décisions de la Conférence des Parties et les mesures recensées dans la troisième édition des “Perspectives mondiales de la diversité biologique”, pour enrayer l’appauvrissement continu de celle-ci ».
Sortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
Toute bann léktèr zoinal Témoignages lé sirman o kouran dsi litilité roplante bann pyé d’boi pou anpesh lo dérègloman klimatik. Sé in problèm gaz (…)
In kozman pou la rout
Le Président américain recevra bien son homologue chinois, le 24 septembre 2026, comme il l’avait exprimé, lors de sa visite en Chine, en mai (…)
La limite de +1,5 degré risque d’être dépassée
Rapport de la CRC sur le SDIS de La Réunion
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?