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Australie : inquiétude pour la Grande Barrière de corail
12 mars 2015, par

En Australie, le WWF mobilise pour protéger la Grande Barrière de corail de la pollution provoquée par l’agrandissement des zones portuaires. À La Réunion, un projet menace un hotspot de biodiversité. La France ira-t-elle jusqu’à être ridiculisée par un président de Région lors de la conférence internationale sur le climat de Paris 2015 ?
En Australie, la Grande Barrière de corail est menacée. C’est le plus grand organisme vivant du monde, et c’est également une zone de biodiversité très riche. Mais elle doit subir les assauts de la course au profit.
Elle voit passer des immenses bateaux, chargés de dizaines de milliers de tonnes de charbon qui alimentent de polluantes centrales thermiques. La Grande Barrière est aussi la cible de rejet de l’industrie.
LE WWF (Fonds mondial pour la Nature) est très inquiet. Il lance une campagne pour que le gouvernement australien mette les pollueurs au pas.
« Le gouvernement fédéral australien va devoir faire un effort en matière de protection de la Grande Barrière. S’il ne signe pas d’engagements majeurs, parmi lesquels des lois interdisant le dépôt des boues de dragage, le classement du récif au patrimoine mondial de l’Unesco est menacé » a déclaré le directeur du WWF Dermot O’Gorman.
Un communiqué du WWF précise que « Dans un courrier commun adressé à l’Unesco, le WWF et l’AMCS déclarent que « la Grande Barrière fait face à des menaces majeures à sa survie à long terme » et qu’ « à ce jour, la réponse de l’Australie à cette sombre réalité a été plus qu’inadéquate ».
Un recensement gouvernemental officiel publié l’année dernière a montré que de très nombreuses espèces vivant aux abords du récif, comme les coraux, les prairies marines et les dugongs, mammifères rares sont en danger et font désormais partie des espèces menacées. Dans les deux tiers méridionaux de la Grande Barrière de corail, la population de dugongs a lourdement souffert : elle est passée de 3000 individus en 1987 à seulement 600 en 2011.
« Le dragage et le dépôt des fonds marins liés à la croissance d’immenses unités portuaires a eu des impacts dévastateurs sur la Grande Barrière. « Le dragage et le dépôt des boues détruit le corail, les prairies marines et les habitats du plancher océanique. Ses conséquences sur la vie marine sont immenses », indique son rapport. »
À La Réunion, pour les besoins d’un projet inutile, une machine est venue des Pays-Bas pour draguer le fonds de la mer au large de la côte, entre La Possession et Saint-Denis. C’est une zone connue pour servir de refuge aux baleines et à des espèces menacées comme le grand dauphin. De plus, la Région Réunion a l’intention d’écraser sous des milliers de tonnes de galets venus on ne sait d’où une magnifique barrière de corail au large de La Possession.
Comme en Australie, c’est un hotspot de biodiversité d’ampleur mondiale qui est menacée, dans un pays où la moitié du territoire fait partie du Patrimoine mondial de l’humanité selon l’UNESCO.
À quelques mois de la Conférence internationale de Paris sur le Climat, COP21, la France va-t-elle laisser faire ce massacre ? Si c’est le cas, que vaudront les paroles prononcées par ses représentants devant les chefs d’État et de gouvernement du monde entier ?
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