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4 juin, parNos peines
Endiguement des ravines de Saint-André
10 janvier 2006

Hier, un confrère du “JIR” levait le lièvre sur le lourd dossier de l’endiguement des ravines. Très justement, il soulignait que Saint-André restait le cancre en la matière, avec un dossier d’étude datant de 1988. 18 ans d’école buissonnière...
"Manque de moyens, absence de réflexion et d’anticipation", déplore Éric Fruteau, conseiller général de Saint-André et conseiller municipal. L’observation est certes dure, mais fort justifiée, quand on sait le nombre d’habitations qui risquent chaque année l’inondation, suite au gonflement des ravines. Saint-André est en effet quadrillé par des ravines, et on s’étonne que la commune prenne à la légère les risques qu’encourt la population saint-andréenne.
Sur son site Internet, la DDE de La Réunion indique son implication pour prévenir les Réunionnais des risques naturels qu’ils encourent. Elle se dit particulièrement impliquée dans les procédures d’alerte cyclonique et interventions, de protection contre les crues et de prévention des risques, par la préparation et la mise en œuvre des mesures réglementaires. Cela n’enlève toutefois pas à la responsabilité municipale. La Mairie doit s’engager dans le dossier de l’endiguement de ces ravines.
Dans l’attente du SAR
Certes la Mairie doit penser l’endiguement de la Ravine sèche, un dossier à l’étude depuis 1988. Si le centre-ville est plus ou moins aménagé, que dire des tronçons allant de Dioré à Cambuston ? "Il y avait bien des travaux qui avaient débuté - il y a longtemps - entre Quartier Français et Cambuston. Mais apparemment, il n’y avait pas assez d’argent pour continuer, sans que l’on sache pourquoi", déclare Éric Fruteau. Selon notre confrère, "une étude opérationnelle validée par la DDE n’a toujours pas démarré, malgré un financement favorable de 528.000 euros en 2003".
En visitant le site Internet de la DDE, on note que, dans le sous-dossier “État d’avancement des procédures PPR”, l’on ne trouve pas la ville de Saint-André, comme bon nombre de villes de l’Est, à l’exception de Salazie. Seule une carte sur le même site nous permet de savoir que ledit projet de Plan de prévention des risques (PPR) est en étude. Sinon, dans le concret, rien ! Peut-être que le sénateur-maire de Saint-André attend tout bonnement le nouveau Schéma d’aménagement régional (SAR) pour se conformer à ses responsabilités.
Et les autres ravines...
Mais en regardant tout le territoire saint-andréen, on doit même dire que le travail est d’ampleur. Que dire de la rive gauche de la Rivière du Mât où des habitations sont en danger ? "Nous ne sommes pas à l’abri d’un débordement", précise Éric Fruteau, qui souhaitait en même temps "mettre en valeur des terres caillouteuses à faible potentialité agricole pour en faire des zones d’activités ou d’habitations".
Mais Saint-André, ce sont aussi les ravines des chemins, Mousseline, Menciole et Dolphin, mais également la Ravine Creuse. Pour l’heure, une chose est sûre : "la seule commune qui n’a pas de Plan de prévention des risques d’inondation, c’est Saint-André", assure Éric Fruteau. Saint-André regroupe une population de presque 50.000 habitants.
Bbj
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