La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Conservatoire botanique des Mascarins
14 janvier 2009

Niché dans les hauteurs de Saint-Leu, le Conservatoire Botanique National des Mascarins (CBNM) accueille ses visiteurs dans les anciens bâtiments de la propriété et ses jardins. Villa, forge, écuries aujourd’hui restaurées permettent de plonger dans les souvenirs de la vie lontan. Quant aux 9 hectares de jardin, ils arborent les 7 collections végétales de La Réunion.
Un domaine, un jardin et des multitudes de collections végétales sont présentés au Conservatoire botanique des Mascarins, ancien domaine colonial de la famille de Chateauvieux. Ce site retrace l’histoire de la végétation de La Réunion.
Ainsi il est possible de découvrir avec la “Collection Réunion” ce que pouvait être la végétation naturelle indigène couvrant les flancs Ouest de l’île, il y a plus de 400 ans, avant l’installation de l’Homme. Plus de 50 espèces sont représentées. Ainsi s’exposent au fil de la balade le bois de senteurs blanc, le bois puant, le bois rouge ou le bois de couleurs, le bois de cannelle ou le grand natte. Bref, tout un éventail de la forêt tropicale semi sèche.
La “Collection verger” offre une cinquantaine d’espèces fruitières typiques des jardins créoles traditionnels comme le manguier, le letchi, la vigne, les agrumes, les rosacées... Cette collection permet d’expliquer l’origine des espèces fruitières introduites et cultivées à La Réunion.
Le sentier permettant de découvrir la “Collection lontan” déroule l’histoire de l’introduction des plantes qui ont profondément marqué le paysage réunionnais, tels le café, les épices, les arbres fruitiers, la canne à sucre et le géranium.
Elles se plaisent dans des endroits secs et peuvent vivre dans des déserts, pratiquement sans eau. Ce sont les plantes de la “Collection succulents”, comprenez les cactus et plantes grasses. La collection du Conservatoire présente des espèces originaires des continents américain et africain. Un espace est réservé aux espèces malgaches.
D’autres collections sont à découvrir, comme les palmiers, les orchidées et fougères, et les majestueux bambous...
Le domaine et les jardins sont à visiter librement ou avec un guide selon des horaires déterminés. Il faut compter deux heures minimum pour une visite d’ensemble.
Tout au long de l’année, le rez-de-chaussée de la villa accueille des expositions d’artistes peintres, photographes, sculpteurs... D’ailleurs, une exposition nommée “Vestiges de l’Océan Indien” par Didier Soret est à découvrir jusqu’au 1er février 2009.
Pour accéder au Conservatoire Botanique National des Mascarins, prendre la route des Colimaçons en face de la ferme Kélonia à Saint Leu, ensuite des panneaux de signalisation indiquent l’itinéraire vers le Conservatoire.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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