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11 juillet 2023, par

L’Observatoire des forêts françaises sera « un outil unique d’information et de dialogue entre tous les acteurs de la forêt ».
Le gouvernement a officiellement lancé le 10 juillet l’Observatoire des forêts françaises destiné à centraliser les informations concernant cette ressource essentielle dans la lutte contre le changement climatique et la préservation de la biodiversité.
Le principe de cet observatoire avait été acté lors de la clôture des Assises nationales de la forêt et du bois en mars 2022. Il « vise à ce que nous ayons un outil unique d’information et de dialogue entre tous les acteurs de la forêt » alors que jusqu’à présent « nous n’avions que des données morcelées et non disponibles en même temps et de manière simple », a souligné le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu avant d’inaugurer ce portail avec son homologue de l’Agriculture Marc Fesneau.
L’observatoire a été élaboré par l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) en collaboration notamment avec l’Office national des forêts (ONF) et le Centre national de la propriété forestière (CNPF).
Cette structure fournit tout un ensemble d’indicateurs (évolution de la surface forestière, types d’essences, mortalité des arbres ...), des cartes et des outils d’aide à la prise de décision concernant la ressource forestière. Il est accessible à l’ensemble des acteurs de la filière, aux collectivités locales mais aussi au grand public.
La forêt française représente aujourd’hui environ 25 millions d’hectares dont 17 millions en métropole, soit environ 31% du territoire. Elle est aux trois quarts détenue par des propriétaires privés.
L’observatoire des forêts est aussi important que « la santé des forêts françaises se dégrade » en raison notamment du changement climatique, entraînant une surmortalité et un affaiblissement des arbres et favorise le déclenchement d’incendies, a souligné Anne-Marie Barreau, présidente du CNPF.
Le 26 juin, le Haut Conseil pour le climat avait alerté sur le fait que les forêts en France absorbaient de moins en moins de CO2. Christophe Béchu a indiqué que leur stockage de carbone est passé de 61 millions de tonnes il y a une dizaine d’années, à 28 millions aujourd’hui, et ce alors même que les surfaces forestières progressent.
« Si nous n’intensifions pas nos efforts » pour préserver la forêt « nous ne serons pas au rendez-vous du stockage carbone », a assuré le ministre, alors que la forêt constitue un élément essentiel, avec la réduction des émissions des gaz à effet de serre, de la stratégie française visant à atteindre la neutralité carbone en 2050.
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