Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Premier succès des opposants à l’incinérateur
6 juin 2006

Le Conseil communautaire de la CIVIS (Communauté intercommunale des villes solidaires), qui regroupe les communes de Saint-Pierre, Saint-Louis, l’Étang-Salé, la Petite Ile et Cilaos, s’est réuni hier. Parmi les questions inscrites à l’ordre du jour figurait le projet de construire un incinérateur à Pierrefonds pour traiter les déchets ménagers.
Or, contrairement à ce qui était prévu, une majorité de responsables de la CIVIS s’est prononcée contre ce projet. Finalement, la Communauté d’agglomération présidée par le maire actuel de Saint-Pierre a renoncé à cette réalisation et elle a demandé au Conseil général, responsable du Plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés, de reprendre ce dossier.
Il s’agit là d’un premier succès de tous les opposants au projet d’incinérateur. En particulier les personnes et les organisations membres de l’ACCIDOM (Association citoyenne contre l’incinération des ordures ménagères de La Réunion). La campagne menée par l’association présidée par Jean-Pierre Edwards a commencé à porter ses fruits.
En effet, le président de l’institution qui voulait accueillir l’incinérateur sur son territoire a fait marche arrière. Et comme la présidente du Conseil général avait également exprimé ses réserves à l’égard de ce projet, le débat est désormais ouvert pour trouver la solution la plus juste au traitement des déchets, dans le cadre d’un projet de développement durable pour La Réunion d’un million d’habitants.
C’est exactement ce que souhaitaient ceux qui ont mené campagne contre le projet d’incinérateur. Contre une décision précipitée et prise sans concertation.
Et lorsque le président de la CIVIS déclare sur Télé-Réunion que certains opposants d’aujourd’hui à l’incinérateur étaient favorables à ce projet en 1992, il sait parfaitement qu’il fait preuve de mauvaise foi. En effet, à l’époque - contrairement à aujourd’hui -, il n’y avait pas d’alternative et il n’y avait pas de preuve de la nocivité des différents types d’incinérateur.
Quatorze ans plus tard, la démonstration est faite que ce procédé est nocif pour l’environnement et pour la population, quel que soit le modèle d’incinérateur utilisé. Et l’on sait aujourd’hui que d’autres méthodes existent - moins coûteuses, non polluantes et davantage créatrices d’emplois - pour le traitement et la valorisation des déchets.
Il est donc logique que les personnes de bonne foi qui à l’époque pouvaient être pour l’incinérateur sont aujourd’hui pour une solution raisonnée.
L. B.
Nos peines
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