Verdir les énergies

Le gouvernement lance une concertation pour déployer l’éolien en mer

9 juin 2023, par temoignagesceline

Suite à des complications administratives en recours systématiques, la France, qui a commencé à attribuer ses premiers projets en 2011, ne compte à ce jour qu’un seul parc commercial en fonctionnement.

La France envisage de développer 50 parcs éoliens offshore pour une puissance de 40 GW à horizon 2050. Le gouvernement a donné instruction aux préfets de lancer une concertation en vue du développement de parcs éoliens marins en France. Le gouvernement a fixé auprès des préfets des orientations chiffrées de déploiement par façade maritime.

Les représentants de l’État ont reçu le 7 juin cette circulaire leur demandant de lancer des concertations territoriales avec les acteurs de la mer, ont indiqué jeudi les ministères de la Mer, des Transitions écologique et énergétique.

Face à des besoins électriques croissants et à la nécessité de développer les énergies renouvelables, la France envisage quelque 40 gigawatts (environ 50 parcs) dans l’éolien offshore à horizon 2050. Pour cela, les préfets devront réunir les acteurs de la mer au sein des conseils maritimes de façade, afin de préparer d’ici l’automne 2023 la tenue de débats publics sur les quatre façades maritimes du pays.

Ces débats devront identifier les « zones prioritaires de développement de l’éolien en mer » jusqu’en 2033 puis jusqu’en 2050. Pour cela, l’État a donné indiqué qu’à l’horizon 2033, 7 à 11 GW pourraient être déployés en Manche-Mer du Nord, 6 à 9,5 GW sur la zone Nord Atlantique Manche Ouest, 2,5 à 5,5 GW sur le Sud Atlantique et 3 à 4,5 GW en Méditerranée.

La France veut ainsi lancer 18 GW de projets nouveaux d’ici 2033, et 14 GW supplémentaires d’ici 2050. Les premiers projets attribués datent de 2011, et la France ne possède à ce jour qu’un seul parc commercial en fonctionnement, au large de Saint-Nazaire, depuis la fin 2022.

Sept autres sont dans les tiroirs, à des stades plus ou moins avancés, plaçant la France loin derrière l’Allemagne, le Royaume-Uni et les pays scandinaves. « La planification doit porter une vision stratégique des enjeux socio-économiques et environnementaux mais aussi donner de la visibilité à tous les acteurs du maritime ainsi qu’aux citoyens », soulignent les trois ministères.

Ils appellent aussi « à faire des débats publics régionaux une opportunité pour poser les enjeux d’avenir de tous les acteurs maritimes (pêche, transport maritime, nautisme, conchyliculture, construction navale...) ». Le gouvernement prévoit aussi la définition de « zones de protection forte » pour répondre aux enjeux de préservation de la biodiversité et de compatibilité avec des activités économiques. Ces « ZPF » représenteraient à terme 5% de la surface à l’échelle des zones économiques exclusives.


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