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4 juin, parNos peines
Concours Lépine 2015
13 mai 2015, par

Le 114e Concours Lépine vient de s’achever à Paris. Un certain nombre d’innovations vertes privilégiant le recyclage des déchets, limitant les ponctions sur l’environnement et les ressources naturelles a été primé.
Le prix du Président de la République du Concours Lépine, le plus prestigieux, matérialisé par un vase en porcelaine de Sèvres décerné depuis 1901, a ainsi couronné parmi 600 propositions une unité mobile pour fabriquer, en plein champ, des combustibles à partir de résidus agricoles, moitié moins chers que le fioul ou le gaz, énergies fossiles polluantes.
Son aspect novateur ne repose pas sur la fabrication de granulats parce que ceux-ci existent depuis fort longtemps. Un ami me faisait remarquer, pas plus loin qu’hier que le fourneau portois fonctionnait déjà aux granulats – les pellets existent en effet ne datent pas d’hier. L’originalité du projet est ailleurs, en ce sens qu’il fabrique des granulats sur place, à l’endroit où les déchets de sont accumulés, évitant ainsi le transport des déchets en vue de leur transformation dans une usine éloignée.
Agés de 44 à 46 ans, Charles Herrmann, Philippe Durrhammer et Xavier Rémond, ont essayé tous les résidus possibles, agricoles et viticoles, a raconté M. Herrmann à l’AFP.
« Notre unité peut transformer aussi bien la paille de maïs, de colza, d’épeautre, que les sarments de vignes ou les branches » ajoute-t-il. « La première idée était de récupérer ces déchets comme faisaient nos grands-pères avec les sarments de vigne pour faire le feu » se souvient-il. Et de travailler « sur place pour éviter le coût de transport des matériaux. » Selon la matière première, la machine traite « plus ou moins une tonne à l’heure », ce qui est quand même conséquent.
Des pays comme l’Australie et le Canada seraient très demandeurs de ce granulateur. On peut penser qu’à terme des machines de ce genre peuvent être utiles partout là où l’on fait la cuisine aux granulats, où l’on se chauffe avec, où la nature généreuse accumules des monceaux de déchets notamment après les tempêtes et autres cyclones, et après les fortes productions de feuilles et de bois de la saison des pluies.
On peut penser avec raison que cette invention ne va pas révolutionner le monde mais si nous en faisons état c’est pour souligner à nouveau que les inventions liées au développement durable se multiplient aujourd’hui et ne peuvent qu’inciter à la prudence ceux-là, timorés de tous acabits qui imaginent que ce n’est pas faisable parce que cela ne se fait pas encore. Nous le faisons aussi en espérant que les réunionnais se découvrent des âmes d’inventeurs, contribuant ainsi au décollage de notre économie de production.
Nos peines
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